Petit article sans rapport avec la fic >.<"

Petit article sans rapport avec la fic >.<"
Hey les gens =)
Je viens vous faire part d'une découverte yaoi qui vaut le clique u__u
Oui oui, Fickeuse proudly presents


Franchement allez faire un tour sur la fic de cette miss, qui nous offre un récit original et très sympa à lire =)
Elle y met du coeur sa se voit, et l'univers est parfaitement mis en place au début. Allez y et laissez lui des commentaires, elle les mérite, et elle a eu l'idée géniale de pas faire de pub sur les autres blogs, ça mérite le respect U_U

Pour vous convaincre, voici le premier paragraphe de son premier chapitre :



Pour la énième fois, il souffla d'exaspération et pour la énième fois sa mère lui lança un regard de travers. C'était malgré lui, il ne pouvait pas se retenir de montrer son mécontentement. De quel droit elle se permettait de lui froncer les sourcils? Après tout ce n'était pas lui qui avait loué cette vieille bagnole qui sentait la transpiration et le chien mouillé. Par conséquent, se plaindre il en avait pafaitement le droit! Il se contenta alors de regarder la route avec dédain attendant "patiemment" que le temps passe. Ces routes, ce paysage il les connaissait par coeur : tous les ans, avec sa mère et son beau-père ils allaient rendre visite à sa grand-mère. Elle a emménagé en Espagne après avoir gagner au loto en 1997. Il l'aimait énormément et avait hâte de la voir : sa mère était toujours heureuse de les voir aussi complices tous les deux. Quand ils devaient repartir en Allemagne, les larmes coulaient inévitablement. Il aurait aimé la voir plus souvent mais son emploi du temps ne le lui permettait pas : il alternait tout juste études et mannequinnat. Sa mère, directrice de l'agence, planifiait absolument tout pour lui. Un évènement imprévu et tout basculait. L'année scolaire suivante serait sûrement pire côté organisation : il entrerait dans une école d'art. Son plus grand rêve se réaliserait bientôt! Rien que d'y penser il avait un sourire niais scotché au visage. Etant déjà très connu en Allemagne, sa mère était persuadé que son fils chéri réussirait dans la musique. Mais Bill ne recherchait pas la célébrité (de toute manière il l'avait déjà). Son look androgyne et gothique, son regard hautain et charbonneux, sa prestance recouvraient la plupart des pancartes de grandes villes ou des posters dans les chambres d'ados. Son originalité avait fait de lui la personne la plus convoitée du pays. Non lui, il voulait juste chanter point.


La suite, c'est par ici !

Second point, elle m'a taguée u__u"

Les règles :
°Les personnes taguées doivent écrire les règles & la personne qui l'a taguée.
° Chaque personnes taguées doit écrire 7 choses sur elle.
°Tu dois a ton tour taguer 7 personnes sauf celle qui t'as taguée toi.
°Tu ne peux être taguée plus de 7 fois.

7 choses à savoir sur moi :

* Je suis fan de Tokio Hotel (Genre on s'y attendait pas u__u")
* Je suis blonde ( Rrrhoo la honte >.<")
* Je suis une inconditionnelle des frites, j'en mangerais même au petit déjeuner v__v
* Je sors 30 conneries/seconde et miaule en cours quand je m'ennuie xD
* Je suis fan des allemands, je les trouve magnifiques *-*
* Je suis pote avec tout le monde mais je préfère les gens bizarres, ceux qu'on critique sont toujours plus intéressants =)
* Je haie le mensonge, ça me met grave en rogne, comme l'hypocrisie d'ailleurs =)

Mes victimes (HAHAHA xD) :
* vii0lat3d-liif3
* LOVELYBIBI
* deviil-yaoii-engel
* rOck-and-lOvex3
* Bill-tom-liebe
* x-all-you-wanted-x
* x-billou-fic-x


Sinon, heu... Suite coming soon xD

EDIT :: Dites j'ai que 20 commentaires sur le dernier chapitre, serait il possible d'arriver à 30 ? ç__ç
Merci beaucoup d'avance, suite mercredi après midi ^^
Demain quoi --'
Bisous !

Re ! Pour Lovelybibi :: Merci de tes coms ^^ Tu es géniale, et puis je vais répondre à tes questions :
Je n'habite pas en ile de france mais dans le centre, Vierzon plus exactement, je vais peut être au PDP le 21 Juin donc si ça se confirme, peut être qu'on se verra oui ^^
En plus, j'y vais seule, ma best veut pas venir u___u"
Bref merci de tes coms ^^ Suite demain, juste pour toi ;-)
Bisous !
<3

Re EDIT

Suite demain, j'suis morte ce soir >.<"
Pardonnez moi <3



# Posté le lundi 12 mai 2008 06:00

Modifié le mercredi 21 mai 2008 12:40

Chapitre 9 :

Chapitre 9 :


Quand un claquement de porte se fit entendre. Instantanément, les mains se délièrent, les regard s'évitèrent, et les deux garçons retrouvèrent le commun des mortels, où les parents rentrent et crient, où les garçons ne se tiennent pas la main.


- BiLL ! TOM ! Je suis rentrée !



Ce dernier retourna alors vers son vis à vis et s'écria :


- Bah j'crois qu'elle est rentrée, t'as pas entendu un bruit ?
Dit il le plus innocemment du monde.


Le brun rit un peu, encore gêné par ce qui venait de se produire, avant de se lever pour aller rejoindre sa mère. Arrivé en bas, il alla embrasser la joue de sa génitrice qui se trouvait dans la cuisine, avant que cette dernière lui demande :


- Alors, ce ciné ?


Une certaine gêne revint caresser les entrailles de Bill, se remémorant l'épisode où Tom s'était moqué de lui avant de le laisser seul. Puis, ensuite, repensa au morceau de guitare, au "presque-baiser" dans la salle et la caresse des doigts de Tom sur sa main.


Ces pensées revigorantes le poussèrent donc à offrir en guise de réponse un grand sourire, avant de dire :


- Génial !


C'était un peu faux, mais... Protéger Tom lui semblait la meilleure solution, après tout il allait bien rester chez lui 8 mois, alors autant ne pas l'enfoncer tout de suite...


- Eh bien tant mieux, je savais que vous étiez faits pour vous entendre !
Si elle savait... Pensa fortement le brun.


C'est ce moment que choisit alors Tom pour manifester sa présence à son hôtesse, et il se dirigea vers Simone, la gratifiant d'un grand sourire :


- Re Bonjour Simone, et votre après midi, ça a été ?



Simone, appréciant l'attention, répondit :


- Oui très bien je te remercie. Mais tu sais, tu peux me tutoyer Tom.


- D'accord.


- Bill m'a dit que ça s'était bien passé cette après midi, j'en suis très contente !




Sur ces mots, Tom, qui avait jusque là évité de regarder le brun, croisa son regard, le remerciant silencieusement, se sentant un peu gêné.
Puis il répondit :


- Eh bien, content que ça vous... Euh, ça te rende heureuse !


Les trois rirent un peu, avant que Simone ne s'exclame :


- Eh bien, Tom, si tu veux, tu peux inviter un ou deux amis demain, comme ça tu te sentiras peut être plus à l'aise chez nous ! Puisque tu peines à me tutoyer !
S'écria la femme, riant à nouveau.



Tom rit aussi de bon c½ur, tandis que Bill ne se força même pas : Le cauchemar recommençait. Si les amis de Tom venaient, alors le Tom qu'il aimait, celui qui lui joue de la guitare et lui caresse la main allait encore s'envoler.

Simone, voyant l'absence de réactions de son fils, demanda :


- Eh bien Bill, il y a quelque chose qui te tracasse mon c½ur ?


- Rien.



Et sans rien ajouter, il tourna les talons et se dirigea vers sa chambre, laissant Tom et Simone ahuris.
Puis cette dernière demanda, ses sourcils levés haut sur son front en signe d'étonnement :


- Tu sais ce qu'il a ?


- ...


- Tom ?
Insista la femme.


- Non, je ne sais pas vraiment...
Répondit il évasivement, sachant pertinemment pourquoi Bill avait réagi ainsi.


- Tu veux bien aller voir ce qu'il a ? Parce qu'il faut encore que je prépare à manger, vide le lave vaisselle, et j'ai du repassage, si tu vois ce que je veux dire ...


- Oui, si vous vou... Si tu veux !




Simone rit un peu, puis s'attela à ses tâches, laissant son fils aux bons soins du dreadé.
Ce dernier, redoutant une fois de plus la réaction du brun, commença alors son ascension vers la chambre de Bill.


Arrivé devant la porte, Tom eut comme un goût de déjà vu. Toujours aussi stressé d'entrer dans cette chambre, à vrai dire.


Il ne prit cette fois pas la peine de toquer, et entra dans la chambre d'emblée, et trouva Bill assis devant son PC portable, assis sur son lit, visiblement très concentré sur ce qu'il écrivait, les touches claquant sous ses longs doigts.


Puis quand il vit que le blond se tenait à l'encadrement de la porte, il ferma tout de suite l'ordinateur, et alla le reposer sur son bureau, en ignorant royalement Tom, qui, amusé de son petit manège, riait sous cape.


L'androgyne s'en aperçut et se tourna, les mains sur les hanches, et dit d'un manière quelque peu hachée :



- J'peux savoir ce qui te fait rire ?


- Oh mais rien !
Se moqua le blond, alors que Bill était vexé.


Ce dernier alla alors à son encontre et se posta devant lui, avant de lui cracher à la figure :


- Si t'es là pour te foutre de ma gueule, tu peux repartir maintenant, j'te retiens pas. C'est pas comme si ça n'était jamais arrivé.


Tom arrêta instantanément de ricaner, comprenant l'allusion du brun, et découvrant une nouvelle facette de celui ci : le Bill rancunier.


Un Bill qui d'ailleurs venait reprendre son superbe masque de silence et qui s'était planté devant sa fenêtre, les bras croisés, regardant distraitement dehors.


Un petit temps s'écoula, où le dreadé détailla du regard le brun. Il ressemblait étrangement à une fille de derrière, s'en était presque troublant. Peut être un peu trop grand pour être crédible, mais après tout, il faisait très mannequin. Ses longs cheveux détachés retombaient élégamment dans son dos, et son corps longiligne était vertigineusement attirant. De plus, le brun avait maintenant décroisé ses bras, et appuyé sa tête contre la vitre, semblant réfléchir.
Il n'en était que plus mystérieux.


En effet, Bill réfléchissait. Il savait que Tom était toujours là. Il n'avait pas encore fui.
Et il sentait son regard le caresser, se demandant si c'était appréciateur.
Il se demandait comment ils en étaient arrivés là. Il y a deux jours, Tom et lui n'avaient aucun lien, et aujourd'hui, celui ci était dans sa chambre, sa maison, et était entré dans sa vie, dans son univers, aussi vite qu'il était rentré dans son c½ur.
Il en rêvait, et il se demande comment Tom fait pour qu'il se sente si bien avec lui, surtout quand ses yeux le regardent. Il se sent exister, c'est incroyable comme il se sent être quelqu'un.


J'étais perdu, tu m'as retrouvé. Je ME suis retrouvé.


Tom se réveilla quelque peu quand la main de Bill vint replacer une mèche rebelle derrière son oreille, mouvement qu'il suivit avec attention. Toujours contre la vitre, le brun ne daignait toujours pas lever les yeux vers son invité, alors c'est ce dernier qu fit le premier pas pour briser ce désagréable silence, plein de reproches.

Il se rapprocha doucement de Bill, sans un bruit, comme un voleur, et se plaça derrière lui. Il leva les mains, celles ci glissant dans l'air comme deux papillons égarés, et allèrent se poser avec précautions sur le ventre de l'androgyne, le rapprochant de son propre corps. Bill, à ce contact, retint son souffle, ce qui décrocha au blond un sourire amusé et tendre à la fois, puis celui ci approcha sa bouche de l'oreille du brun pour lui murmurer ces quelques mots :


- Alors, ce sont mes amis qui te font peur ?


- ...


- Je suis là, Dann wird alles gut...

# Posté le jeudi 22 mai 2008 12:06

Modifié le jeudi 22 mai 2008 13:38

Chapitre 10 :

Chapitre 10 :

Sur ces paroles, le brun se sentit tout de suite rassuré, bien que ce sentiment soit éphémère : On ne change pas Tom comme ça, et il sait très bien que quand ses amis seront là, il redeviendra le Tom détestable et lui la petite tapette.

Mais pour le moment il n'en a que faire : Son Tom, le beau blond aux longs cheveux entremêlés sauvagement et aux grands yeux marrons noisette le tient dans ses bras, souffle calmement dans son cou en tenant fermement et à la fois doucement son petit ventre tout doux.

Tout ira bien ... Répéta Bill, les yeux dans le vague, ne sentant plus son corps qu'aux endroits en contact avec le guitariste. Il ne sent plus ses jambes, elles tremblent, et son estomac fait des loopings qui retournent agréablement ses entrailles.

C'est ça alors ? Se demande alors au même moment Tom, ressentant également la tempête dévastatrice dans son ventre, qui le fait à la fois planer, et retomber comme un poids sur le sol.

Peut être bien oui...

Mais tout le monde sait, que des hauteurs de l'Himalaya aux tempêtes d'Alaska, en passant par les rizières de Chine, que les meilleurs moments ont toujours une fin...

Et c'est ce maudit gadget de la fin du XX ème siècle qu'on appelle téléphone cellulaire, où plutôt le phonetel de Sir Tom qui vient briser cet instant doux.

tom, entendant le téléphone sonner, fait tout d'abord comme s'il n'avait pas entendu. Bien sûr, la bête est coriace, et sonne à nouveau. Au bout de trois sonneries, le blond abandonne à contrec½ur la chaleur de Bill pour répondre, se jetant nonchalamment sur le lit pour récupérer l'appareil :

- Allo ?

- Salut Tom, c'est Elodie...
Répond alors une voix féminine.

- Oh salut.

- Je te dérange on dirait
, s'irrite légèrement la jeune fille, ayant capté le ton ennuyé du guitariste.

- Non non t'inquiètes !
Répondit Tom à la hâte, ne voulant pas être (trop) désagréable, tandis que Bill se renfrogna en entendant Tom répondre cela, comme si le moment qui avait précédé l'appel ne comptait pas pour lui.

- Oui donc Tom, je voulais te demander si on pouvait se voir bientôt, ça fait un bail qu'on ne s'est pas vu... A croire que ta meilleure amie ne te manque pas
, glissa malicieusement la fille.

- Bien sûr que si tu me manques ma puce...


Le brun, à ces paroles, se renferma totalement. Comment Tom pouvait il dire ça ?
Jalousie...

- Eh bien je peux passer quand ?

- Bah comme je te l'ai dit, je suis plus chez moi, tu sais pourquoi... Mais normalement c'est bon... Attends je demande confirmation.
Dit Tom, bouchant alors l'écouteur de sa main en se retournant vers Bill, qui lui était toujours planté devant la fenêtre, attendant désespérément que Tom revienne.

- Tu crois qu'elle peut venir ?
Questionna alors le dreadé.

- Comment ça elle ? C'est ta copine ? Et je croyais que personne était au courant que t'étais ici ? Tu te fous de ma gueule ?
S'énerva alors méchamment le brun, se sentant comme manipulé.

- Mais c'est pas ce que tu ...

- Démerdes toi !
Cria alors Bill, avant de déserter la chambre à grands pas.

Tom se sentit alors désabusé, et avant qu'Elodie n'aie le temps de demander d'où venaient les cris, il dit :

- Ecoute ma puce je te rappelle, bisous.

Puis il raccrocha, envoyant le téléphone de malheur valser sur le lit, et sortit de sa chambre pour essayer de retrouver Bill pour lui expliquer qu'Elodie était sa meilleure amie...

Il chercha alors dans toutes les pièces, avant de croiser le regard inquisiteur de Simone, qui d'un air faussement désintéressé demanda :

- C'est mon fils que tu cherches ?

- Euh... Oui.

- Essaye le fond du jardin, il y a un banc sous un cerisier, il doit être assis là bas, c'est son endroit favori quand il est triste.
Lança la femme, avec un regard mi accusateur mi amusé.

- Merci...
Répondit Tom, s'excusant du regard.

Tom fit alors ce que Simone lui avait suggéré, et se rendit dans le jardin, à la recherche du fameux cerisier, qu'il ne peina pas à trouver.

En effet, celui ci était en fleurs par ce mois de mai, de belles petites fleurs roses, habillant le bel arbre japonais.

Le brun était bien sur le banc blanc verni, les genoux repliés contre son torse, le regard dans le vague, ses longs cheveux corbeaux retombant sur son visage angélique.

Quand il vit le blond arriver, il regarda alors dans la direction opposée à celui ci, histoire de bien montrer qu'il était fâché. Tom s'approcha alors doucement et alla s'asseoir à côté de l'androgyne, liant ses mains entre elles et le regardant du coin de l'½il.

- Tu ne me parles plus?
Risqua alors le blond au bout de quelques minutes de total silence.

- Si.

- Alors pourquoi ne le fais tu pas ?

- C'est toi qui ne me parle pas.

- Et qu'est ce je fais là ?

- ...

- Bill...
Reprit Tom. La fille au téléphone tout à l'heure c'était pas ma copine mais ma meilleure amie...

Le brun se sentit alors idiot et honteux de sa réaction, et évita encore plus le regard de Tom.

- Pardon...
Marmonna Bill.

- C'est pas grave.

- Tom ?

- Oui ?

- Je veux pas la voir...




---*---


Pardon pour ce chap un peu court, mais le prochain sera mieux =)
En attendant, est ce que vous pourriez aller me noter ici, c'est un annuaire de fiction auquel je me suis inscrite, juste une note sur 10, siouplaaaaaait *___*
Et ici aussi, allez laisser vos avis s'il vous plait, sa me ferait très plaisir <3
Bisous

# Posté le mercredi 28 mai 2008 11:48

Modifié le dimanche 01 juin 2008 05:16

Chapitre 11 + 12 rassemblés. Hahaha faudra encore plus attendre la suite xD

Chapitre 11 + 12 rassemblés. Hahaha faudra encore plus attendre la suite  xD
Un silence s'ensuivit après ces mots. Tom, ne comprenant pas vraiment la réaction de Bill, délia ses mains et pris le menton du brun entre ses doigts, le forçant à le regarder.

- Pourquoi ?

- ...

- C'est ma meilleure amie, qu'est ce que tu veux qu'elle te fasse ?

- ...


- Réponds Bill. S'agaça un peu Tom, voyant que l'androgyne s'obstinait à fuir son regard, ses joues prenant une teinte rosée.

Le blond pris alors le visage du jeune homme entre ses deux mains et le força à plonger ses yeux dans les siens.

Bill se détacha de la douce emprise de son vis à vis, et se mit dos à lui, cherchant à éviter deux prunelles marronisantes aux éclats de cuivre, qui venaient briser son indifférence.

- Bill...

- ...

- Pourquoi tu réagis comme ça ? Ok tu m'accueilles chez toi, mais je vois pas ce qu'il y de mal dans le fait que je veuille voir ma meilleure amie... Tu agis comme si tu étais ... Jaloux.

- C'est faux, s'écria le brun, se levant subitement pour faire face au blond, ses poings serrés, ses jointures devenant blanches d'indignation, et peut être de honte aussi.

- Ok ok pas la peine de t'énerver, Bill. Répondit calmement le guitariste.

- Je m'énerve pas !

- Ah oui, t'es sûr ?
Reprit malicieusement Tom.

L'androgyne, vexé, esquissa un mouvement pour s'en aller, déplorant le retour de ce Tom qui lui déplaisait tant : Le Tom arrogant et blessant, si sûr de lui.
Mais ce dernier n'eut pas le temps de faire trois pas qu'une main vint retenir son T-shirt, le tirant vers l'arrière. Il se retourna, agacé, près à répliquer quand il rencontra une fois de plus ces petites pierres précieuses, qui faisaient monter en lui une ébullition bouillonnante, retombait soudainement dans son bas ventre, plantant ses pieds profondément dans le sol.

Il ne servait plus à rien de partir, Tom avait encore gagné.

Le blond se sentit bizarre face au garçon qui lui faisait face, sensation qu'il redécouvrait à chaque fois, et qu lui était inconnue avant ce week-end.

Comment ce jeune homme longiligne et un peu plus grand que lui pouvait il faire loi sur ses instincts premiers ?

Etait il réellement jaloux d'Elodie, comment devait il le prendre ? Pourquoi tout était si étrange et différent face à ce garçon qu'il dédaignait auparavant ?
Il relâcha le T-shirt et dit sous le regard perdu de Bill :

- Je vais rappeler Elo' et lui dire de passer, ok ?

Tom avait pris une décision, celle d'être sûr. Cette après midi lui prouvera la jalousie du brun, ou pas.


* * *

Après avoir appelé la jeune fille, Tom se dirigea vers la salle de bain, histoire d'avoir l'air un peu plus présentable, quand celui ci eut une idée de génie :
Il allait se mettre sur son trente et un comme s'il avait un rencard, histoire de voir la réaction de Bill.

En effet, Tom n'était pas idiot.
Il avait bien compris le manège du brun, et avait rapidement assimilé le fait qu'il plaisait à l'androgyne. Le regard insistant de ce dernier sur ses lèvres à maintes reprises lui avait prouvé. Tout comme ses regards furtifs, et ses joues roses quand il osait le regarder dans le fond des pupilles.
Pupilles agréables à détailler, d'ailleurs.

Le dreadé prit alors soin de changer de tenue, optant pour une longue chemise noire qu'il laissa ouverte sur le haut de son torse, montrant alors cette chaîne qui ne le quittait plus, offerte par sa mère.
Il portait bien évidemment toujours son fidèle bagguy, mais l'avait adopté dans une couleur plus sombre.
Et pour compléter se tenue 'irrésistible', il avait quitté sa fidèle casquette, laissant juste ses cheveux relevé en une queue haute.
Il se parfuma, vérifia en se penchant vers la glace en fermant un ½il si son visage n'arborait pas de disgracieuses marques adolescentes, puis se recula, souriant à son reflet :

Ainsi, il avait de quoi faire tomber à la renverse n'importe qui.

Son plan prêt, il se décida à le mettre à exécution, et quand la sonnette de la porte sonna enfin, c'est le sourie aux lèvres qu'il alla ouvrir à sa meilleure amie.

Bill, lui, était resté dans le salon, à regarder Kings of Queens distraitement, oublia de reprendre son souffle quand il vit Tom, son fameux sourire en coin scotché aux lèvres et sa chemise virevoltant à ses pas, laissant voir la peau de son ventre et de son torse.

Il était beau.

Bientôt Bill allait manquer d'air, quand un souffle de désespoir vint lui faire reprendre ses esprits, "Elodie" venait de sauter au cou de son t'homme , lui collant un bisou bruyant sur la joue et le blond répondant de la même façon.

C'était officiel, il était jaloux.

Mais Tom ne le vit pas, car l'androgyne, après avoir sourit poliment à la brune et lancé un regard noir au blond, passa devant eux pour sortir dans le jardin, allant rejoindre l'arbre de ses peines.

Pendant ce temps, à l'intérieur :

- Dis Tom, c'est lui le garçon dont tu m'as parlé ?

- Oui, pourquoi ?

- Eh bien, tu sais que ma mère travaille dans un hôpital psychiatrique ?

- Oui, mais où veux tu en venir ?

- Eh bien... Ce garçon, je l'ai déjà croisé au travail de ma mère, et... Ce jeune homme est atteint d'érotomanie.

...


EXPLICATIONS :

[♥L'Éяotomanie est une maladie appartenant au groupe des psychoses, fondée sur la conviction délirante qu'on est aimé par une autre personne. On l'appelle aussi " syndrome de Clérambault ".

♥ L' Éяotomanie est une maladie qui se caractérise chez le sujet par un comportement passionnel, qui s'étale sur 3 étapes :

- 1 -
La phase d'espoir, qui soutient par orgueil d'être aimé par une tierce personne.

- 2 -
La phase de dépit, qui se caractérise par une amertume et un grand chagrin, puisque le sujet est touché dans son amour propre.

- 3 -
La phase de haine, qui place la personne aimée en victime.

♥ Cette maladie touche en majorité les femmes, et seulement une petite minorité d'hommes. La personne érotomane est d'abord persuadée que c'est l'autre qui l'aime en secret, mais qu'il n'ose pas ou ne peut pas se déclarer. Sur cette illusion première, l'érotomane cherche à entrer en contact avec son "objet", persuadée que c'est lui qui le souhaite. Elle lui téléphone, lui envoie des messages, le suit, s'immisce peu à peu dans sa vie, sans que "l'objet" ne se doute de cet amour.
]



- Erotoquoi ??

- Erotomane, Tom.

- Et c'est quoi ce truc ? Un truc de psychopathe ? Tu es en train de me dire que Bill a été interné parce que c'est un taré ? Je te savais pas si jalouse Elo...

- Mais qu'est ce que tu racontes ? Mais laisse moi finir !

- Vas y c'est bon...

- L'érotomanie, c'est une maladie qui touche plus généralement les femmes, et en fait, les malades ont la particularité d'être persuadés qu'une personne les aime en secret, et cela prend des proportions énormes à partir du moment où les malades cherchent à entrer en contact avec la personne aimée, et enfin, ça les pousse à faire des choses vraiment dangereuses pour leur 'objet'.

- Et Bill a ce truc ?

- Eh bien s'il n'est plus interné, je suppose qu'il doit être partiellement voir totalement guéri...

- Tu es sûre que c'est bien de la même personne qu'on parle ?

- Certaine ! Je l'ai croisé des tas de fois quand j'étais en stage avec ma mère pour le collège. Il avait même les cheveux courts et coiffés en pétard avec une mèche raide qui cachait un de ses yeux.

- Ok c'est bien lui...
Murmura Tom, se passant nerveusement la main sur la nuque.

- Mais je suppose qu'il va mieux, ne t'inquiètes pas pour lui !

Cependant, la discussion fut interrompue par la mère de Bill, Simone, qui sortit de la cuisine, souriante :

- Bonjour mademoiselle ! A qui ai-je l'honneur ?

- Elodie.
Répondit timidement la brune.

- C'est ma meilleure amie, dit chaleureusement le blond, prenant affectueusement la fille par la taille.

- Eh bien bonjour Elodie. Veux tu rester manger ici ce soir ? Je fais des tagliatelles au jambon ! S'exclama la femme.

- Oh oui Elodie reste ! J'adore les tagliatelles en plus moi *__*.

- Je ne veux pas déranger, et puis, ma mère aimerait que l'on passe plus de temps ensemble donc on va au restaurant toutes les deux ce soir... Une prochaine fois peut être ?

- La porte t'es grande ouverte, tu es la bienvenue ma grande !
Renchérit Simone.

- Merci madame.

Sur ces dernières paroles, les deux jeunes se dirigèrent joyeusement le jardin, en prévision d'une après midi à lézarder au soleil, sur la pelouse verte de ce mois de Mai plutôt doux, occultant la présence du brun qui, les yeux plongés dans un vide qui n'était que le sien, se tenait assis sur le petit blanc verni déjà plein de souvenirs pour Tom.

Quand ils arrivèrent à l'arrière de la maison, le dreadé se rappela de l'altercation qu'il avait eu quelques minutes plutôt avec Bill, et se rendit compte que son plan avait fonctionné.

Bill était jaloux.

Il prit alors conscience du fait que s'il était jaloux, c'est qu'il éprouvait alors un sentiment de possession envers lui.
Il ne lui restait donc plus qu'à trouver de quelle nature était ce sentiment.

Tout en écoutant distraitement parler son amie, ils s'allongèrent alors dans le sol moelleux et verdoyant, côte à côte. La discussion, comme entre tous les meilleurs amis de ce monde, prit rapidement, et se précipita en paroles désarticulées, chahutées de rires et sourires.

Seconde partie du plan : Ignorer Bill.
Cela n'était pas si dur, il l'avait fait si longtemps.

Celui d'ailleurs était toujours sur son banc, à ruminer sa peine, et ce sentiment qui brûlait chaque partie encore vivante de son être lui donnait des idées déraisonnables. Il songeait. Toujours à lui, même si ça allait beaucoup mieux.
Bill avait appris de ses erreurs. Il avait jeté l'adresse msn, le numéro, l'adresse, les photos volées et les adresses blog, qui pourtant avaient été l'objet d'un grand travail de récolte. Cela avait été la fin de la thérapie.
Il avait compris que l'amour ne se forçait pas. Que son obsession le mènerait à sa perte et à un renfermement sur soi même. Il y était passé.
Puis, il y avait eu Georg.
Son seul ami, mais si important pour lui.
Georg lui avait tendu la main, et, comme l'amour n'était encore qu'un jeu de stratégie pour Bill, il avait d'abord pensé à de l'amour entre eux. Mais finalement, c'est ce malentendu qui l'avait aidé à guérir.
Tom n'était pas le seul homme sur Terre, Tom n'était pas son soleil et lui la lune, Tom ne l'aimait pas en secret.
Désillusions bénéfiques.
Ne pas risquer la rechute, car possibilité il y aura toujours.
Mais Georg, ange aux ailes d'acier, avait été là pour lui. Jamais personne n'a su, et c'était parfait ainsi.



Maintenant je pense. Encore à lui, mais plus comme avant.
Il m'a blessé sans le savoir, car quand j'ai découvert qu'il n'était pas parfait, j'ai cru mourir de tristesse, car on m'avait enlevé un ange.


Le jeune homme, revigoré par ses profondes réflexions qu'on lui avait enseignées comme auto-thérapie, regagna sa chambre sans jeter un regard au 'couple' en pleine bataille de chatouilles dans l'herbe. Tom le vit passer, et se dit que, finalement, Bill n'était peut être pas aussi malade que le prétendait Elodie :

Son visage si était serein...

Bill se hâta de rentrer, la tête pleine et vide à la fois, pressé de s'allonger sur son lit.
Quand il entra dans sa chambre, ses pas le menèrent automatiquement vers le petit chevet, où le précieux carnet relié l'appelait.
Toujours avec autant de précautions, il replia l'élastique qui tenait fermé son exutoire, et caressa distraitement la couverture en cuir, laissant ses doigts vagabonder sur les coins métalliques dorés. Il l'ouvrit alors soudainement, et se mit à écrire fébrilement.

Aux grands maux, un petit carnet.


--- * ---


Hey =)
Merci de vos commentaires ! J'ai remarqué, sur les annuaires, que certaines étaient déçues de la longueur de mes chapitres. Hé ben ça s'explique facilement : Je suis perfectionniste ET je me force jamais à écrire. Sinon ça ne ressemble à rien, alors j'écris de la longueur que je juge à peu près lisible, jusqu'à ce que l'inspiration revienne. Donc je poste par bouts parce que j'arrive pas à être productive en GRANDE quantité ç___________ç
Pardonnez moi u____u je vais essayer de faire mieux.
J'écris la suite là.
N'oubliez pas les annuaires ^^
Je fais au plus vite, et je le répète une dernière fois :

JE NE PREVIENS PLUS POUR LES SUITES, J'AI PAS LE TEMPS >.<"


Bros bisous à vous, et heu... Bon PDP à celles qui y vont, vous penserez à moi qu n'ai jamais pu les voir en vrai... ='(

# Posté le lundi 09 juin 2008 14:18

Modifié le lundi 16 juin 2008 12:51

Chapitre 13 :

Chapitre 13 :
L'après midi, la soirée dévala la rivière du temps dans une course rapide, et ce fut bientôt la nuit. Elodie était partie, Tom était allé préparer ses affaires pour le lendemain, et Bill était resté à gribouiller dans son carnet, et ce jusqu'au dîner. Puis, chacun de retour dans leur chambre, après avoir repris une relation de type amicale, les deux jeunes hommes regagnèrent leurs chambres, puis rapidement leurs lits, sous le poids du sommeil qui emplit un crâne qui a trop profité, ou alors trop pensé.

Deux réveils qui sonnent, deux fronts qui se plissent de vagues de frustration.

Aujourd'hui, c'est le retour en classe après le week-end.

Bill, enfin réveillé, passa la porte de sa chambre marchant sensiblement de travers tant l'effort que lui demandait le trajet chambre-salle de bain lui était pénible à cette heure ci. Il se heurta alors à une porte close d'où provenaient les dégurgitassions d'un bain qui coule, dans un bruit d'eau et de portes qui claquent. Déçu de ne pas pouvoir rejoindre son havre de paix, ici la salle d'eau, il prit l'initiative encore brumeuse dans son esprit d'aller prendre son déjeuner.
Ci fait, il remonta à l'étage un peu revigoré et totalement réveillé cette fois ci, et se retrouva à nouveau devant une porte hermétiquement close. Agacé, il frappa à la porte, et c'est seulement quand une voix grave lui répondit qu'il se rendit compte que c'était Tom à l'intérieur.

- Je sors !

En moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, le blond, les dreads encore dégoulinantes d'eau relevées dans une queue de cheval approximative, se retrouva face à Bill, qui se sentit tout de suite un peu honteux de son bas de pyjama rayé pour seule tenue. Ne sachant que dire, il releva un peu les yeux pour détailler son vis à vis. Il ne portait encore que son éternel baggy, tenant sur son épaule le restant de ses affaires, semblant avoir été dérangé durant son habillement.
Il laissa alors la place à Bill qui s'empressa de se faufiler à l'intérieur de la pièce fumante, déposant ses affaires sur un petit tabouret, tandis que Tom qui s'était décalé pour le laisser passer s'en retourna dans sa chambre, histoire de finir de ses préparer.

Quand les deux furent prêts, Simone les arrêta dans l'entrée :

- Bonne journée les enfants !

- A vous aussi,
répondit Tom.

- Vous partez ensemble n'est ce pas ? Questionna la femme.

- Heu... Oui ! Répondit le blond à toute vitesse en essayant de dissimuler sa gêne.

D'ailleurs, personne dans la pièce manqua de remarquer l'attitude de Bill. Il s'était immédiatement renfrogné, appréhendant la journée qui allait suivre.
Et si Tom faisait comme s'il ne le connaissait pas ? Et si il se moquait de lui, quand ses amis le reconnaîtront comme la 'fille' du cinéma ? Trop de questions qui annonçaient une journée pleine de rebondissements.

Tom sortit le premier, Bill le suivant docilement, et refermant la porte derrière lui. Tom avait commencé à avancer, alors Bill resta derrière comprenant le fait qu'il ne l'attende pas comme un refus d'association. Ils traversèrent une rue comme ça, quand, au tournant, il se retourna et appela :

- Bah tu viens ou pas ?

L'androgyne sourit intérieurement, et rattrapa Tom. Ils firent le chemin en silence.
Mais quand le grand bâtiment apparut au bout de la rue, accueillant un flot continu d'élève plus ou moins pressés d'entrer au chaud, Tom accéléra le pas et dépassa Bill.
Le message était clair : Toi et moi, on se connaît pas.

Le brun prit sur lui, s'y attendant, et pris directement le chemin de sa salle sans même consulter le tableau d'affichage, lui rappelant des souvenirs dont il avait honte. Il en eut presque le rouge aux joues en y repensant, et alla s'asseoir à côté de la porte 310, sa salle d'arts plastiques. Il sortit alors de son sac son fidèle carnet de cuir relié et se mit à écrire dedans rapidement, en faisant de grandes lettres rondes et italiques.

La clocha sonna. Tom, qui avait salué une bonne trentaine de personnes rien que dans le hall et conversé avec ses fidèles amis du coin du CDI, le lieu de rencontre des gens 'populaires', monta les escaliers en direction de sa salle., se pressant pour ne pas être en retard, car il avait horreur de ça.

Les élèves avaient déjà commencé à rentrer dans la salle, il pressa alors le pas et arriva pile avant que le professeur ne referme la porte. Ce dernier, tandis que ses élèves s'installaient, pris la parole et s'exclama :

- Aujourd'hui nous commençons un nouveau projet : je vais vous donner à chacun un bloc de 10 pages canson, et il faudra que vous teniez un 'book' pendant un mois, avec toutes vos pensées et/ou émotions sur un thème choisi, que vous représenterez au fur et à mesure sur votre bloc.

Des murmures appréciateurs parcourent la salle de la part des filles, tandis que la plupart des garçons soufflaient rageusement. Bill, lui, en fut réjoui, il adorait l'art plastique. Tom joua celui qui n'en avait rien à faire, alors qu'en réalité, ce projet lui plaisait bien. Il fut alors coupé de ses pensées par le professeur qui reprit :

- Vous utiliserez les support et le moyen de réalisation que vous voudrez, vous êtes libres.

Cette fois ci, toute la classe apprécia, et le professeur écrivit 10 thèmes au choix sur le tableau. Plus exactement, des valeurs.



1- L'amitié 2- La générosité 3- La fraternité 4- Le patriotisme 5- La solidarité 6- La tolérance 7- La solitude 8- Le courage 9- L'affection 10- L'amour


- Je vais répartir les thèmes. Dit le professeur.

Tom récolta alors le thème de la tolérance, et Bill celui de la solitude, ce qu'il trouva tout à fait adapté à sa personne. Il savait d'ores et déjà qu'il aurait une bonne note.
Les blocs de feuilles reliées distribués, Bill s'empressa de se mettre au travail. Le travail était un exutoire, il se donnait à fond dedans pour être enfin le meilleur dans quelque chose. Depuis le fond de la classe, à sa place habituelle, il regarda furtivement Tom alors qu'il éparpillait des idées sous formes de mots sur une feuille arrachée d'un vieux cahier.

Le blond était entouré de deux filles plutôt mignonnes, pour un hétéro, se dit Bill.
Elles riaient avec lui, et le brun se sentait jaloux. Il avait envie de parler avec Tom, il avait envie qu'il le reprenne dans ses bras au moins une fois, il avait envie d'être quelqu'un pour lui.
La jalousie était encore là malgré les thérapies, mais Bill n'en était plus au point de se rendre malade lorsque Tom osait regarder quelqu'un.
Il se replongea alors dans sa feuille toute déchirée.

Bien vite, la fin de l'heure arriva. Toute la classe sortit rapidement, Bill restant toujours aussi invisible aux yeux de tout le monde.
Les cours suivants se passèrent au calme, comme le précédent, et bien vite l'heure d'aller manger arriva. Bill se dit alors que c'était encore qu'une journée banale, le week-end avec Tom n'ayant rien changé à ses habitudes.

Secrètement, il avait espéré que Tom le prenne sous son aile, le fasse apparaître aux yeux du monde, le sorte de son statut de fantôme errant de classe en classe.
Il se sentait comme un meuble en plein milieu d'une pièce, quelque chose qui a toujours été là mais qu'on ne remarque même plus à force de passer tous les jours devant. Des fois il aurait voulu être un objet, car les objets servent à quelque chose, et ne souffrent pas de penser.

Alors que tout le monde se dirigeait vers la cantine, Tom y compris et toujours bien entouré, l'androgyne sortit du lycée pour aller acheter un sandwich dans une boulangerie proche de l'établissement. Il ne se mélangeait jamais aux autres le midi, ne voulant plus manger seul sous l'½il moqueur des élèves. Sur ce, il alla s'asseoir dans un parc et mangea tranquillement, savourant le calme et la tranquillité de cet espace vert, et regardant avec affection les couples de retraités se promener doucement, levant leurs visages usés par la vie mais rayonnants sous le soleil de Mai.

Il envia, comme tous les jours, ces vieux amants que les années ne séparent pas, et qui marchent difficilement mais la tête haute, les dos courbé mais se soutenant l'un l'autre.
Ces anciens qui lisent le journal les bras tendus ou leurs femmes qui regardent d'un air attendri les enfants qui jouent dans le sable, font du vélo, ou pleurnichent pour avoir une glace, suffisaient à Bill pour se sentir mieux.

Son repas terminé, il se leva et alla jeter ses papiers, ayant au préalable remis son sac sur ses épaules, quand un petit garçon, blond avec de grands yeux noisettes aux longs cils, l'aborda :

- Madame ? Tu peux m'ouvrir mon papier de ma sucette, j'arrive pas...

- Bien sûr, fais voir !

- Hey mais t'es pas une madame toi !
S'exclama avec innocence le petit garçon d'environ 5 ans, tendant à Bill sa confiserie.

- Non, mais comment tu le sais ? Demanda avec amusement Bill.

- Bah c'est ta voix !

- Tu as raison, mais dis moi, comment tu t'appelles ?
Questionna le brun.

- Nicolas ! Et toi c'est quoi ton nom ?

- Je m'appelle Bill
(xD), dit il en rendant au petit Nicolas sa sucette désormais débarrassée de son emballage .

- T'as raison c'est pas un nom de madame ça ! Répondit le petit blond, riant aux éclats. Merci Bill, alors ! T'es trop gentil maintenant je vais pouvoir manger ma super sucette que ma maman elle m'a acheté ! Et tu sais pourquoi elle me l'acheté ??? Dit le petit avec mystère, ses petits yeux se pliant avec malice.

- Non, pourquoi ? Répondit Bill, rentrant dans le jeu de l'enfant, en prenant un air curieux.

Nicolas lui fit alors signe de se rapprocher, mettant sa main sur sa bouche comme pour lui dire un secret. Le brun se baissa, et alors le petit garçon lui chuchota à l'oreille :

- C'est parce que j'ai eu un bonhomme content à l'école ! Dit il, hochant la tête en bas d'un air sérieux, ses yeux écarquillés.

Bill rit alors de bon c½ur, et l'enfant repartit d'où il était venu, dans un dernier :

- Au revoir Monsieur ! Dit il en riant en accentuant le 'monsieur' dans un rictus moqueur.

Le brun, revigoré par cette petite conversation, envia non plus les personnes âgées mais les enfants : Ils sont si innocents, la vie est tellement plus facile quand on est petit... On a pas le temps d'être triste quand on est enfant, on est trop occupé à découvrir tout...


Et lui, il avait découvert Tom trop tôt.


--- * ---

Voila le chapitre 13 !
J'espère qu'il vous plaira....
Je vous retrouve vite, je vais mettre le chapitre 14 très vite =)
(Déja écrit ^^)
Bisous <3
N'oubliez pas les coms ;)

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 09:06