Un silence s'ensuivit après ces mots. Tom, ne comprenant pas vraiment la réaction de Bill, délia ses mains et pris le menton du brun entre ses doigts, le forçant à le regarder.
- Pourquoi ?
- ...
- C'est ma meilleure amie, qu'est ce que tu veux qu'elle te fasse ?
- ...-
Réponds Bill. S'agaça un peu Tom, voyant que l'androgyne s'obstinait à fuir son regard, ses joues prenant une teinte rosée.
Le blond pris alors le visage du jeune homme entre ses deux mains et le força à plonger ses yeux dans les siens.
Bill se détacha de la douce emprise de son vis à vis, et se mit dos à lui, cherchant à éviter deux prunelles marronisantes aux éclats de cuivre, qui venaient briser son indifférence.
- Bill...
- ...
- Pourquoi tu réagis comme ça ? Ok tu m'accueilles chez toi, mais je vois pas ce qu'il y de mal dans le fait que je veuille voir ma meilleure amie... Tu agis comme si tu étais ... Jaloux.- C'est faux, s'écria le brun, se levant subitement pour faire face au blond, ses poings serrés, ses jointures devenant blanches d'indignation, et peut être de honte aussi.
-
Ok ok pas la peine de t'énerver, Bill. Répondit calmement le guitariste.
- Je m'énerve pas !
- Ah oui, t'es sûr ? Reprit malicieusement Tom.
L'androgyne, vexé, esquissa un mouvement pour s'en aller, déplorant le retour de ce Tom qui lui déplaisait tant : Le Tom arrogant et blessant, si sûr de lui.
Mais ce dernier n'eut pas le temps de faire trois pas qu'une main vint retenir son T-shirt, le tirant vers l'arrière. Il se retourna, agacé, près à répliquer quand il rencontra une fois de plus ces petites pierres précieuses, qui faisaient monter en lui une ébullition bouillonnante, retombait soudainement dans son bas ventre, plantant ses pieds profondément dans le sol.
Il ne servait plus à rien de partir, Tom avait encore gagné.
Le blond se sentit bizarre face au garçon qui lui faisait face, sensation qu'il redécouvrait à chaque fois, et qu lui était inconnue avant ce week-end.
Comment ce jeune homme longiligne et un peu plus grand que lui pouvait il faire loi sur ses instincts premiers ?
Etait il réellement jaloux d'Elodie, comment devait il le prendre ? Pourquoi tout était si étrange et différent face à ce garçon qu'il dédaignait auparavant ?
Il relâcha le T-shirt et dit sous le regard perdu de Bill :
- Je vais rappeler Elo' et lui dire de passer, ok ? Tom avait pris une décision, celle d'être sûr. Cette après midi lui prouvera la jalousie du brun, ou pas.
* * *
Après avoir appelé la jeune fille, Tom se dirigea vers la salle de bain, histoire d'avoir l'air un peu plus présentable, quand celui ci eut une idée de génie :
Il allait se mettre sur son trente et un comme s'il avait un rencard, histoire de voir la réaction de Bill.
En effet, Tom n'était pas idiot.
Il avait bien compris le manège du brun, et avait rapidement assimilé le fait qu'il plaisait à l'androgyne. Le regard insistant de ce dernier sur ses lèvres à maintes reprises lui avait prouvé. Tout comme ses regards furtifs, et ses joues roses quand il osait le regarder dans le fond des pupilles.
Pupilles agréables à détailler, d'ailleurs.
Le dreadé prit alors soin de changer de tenue, optant pour une longue chemise noire qu'il laissa ouverte sur le haut de son torse, montrant alors cette chaîne qui ne le quittait plus, offerte par sa mère.
Il portait bien évidemment toujours son fidèle bagguy, mais l'avait adopté dans une couleur plus sombre.
Et pour compléter se tenue 'irrésistible', il avait quitté sa fidèle casquette, laissant juste ses cheveux relevé en une queue haute.
Il se parfuma, vérifia en se penchant vers la glace en fermant un ½il si son visage n'arborait pas de disgracieuses marques adolescentes, puis se recula, souriant à son reflet :
Ainsi, il avait de quoi faire tomber à la renverse n'importe qui.
Son plan prêt, il se décida à le mettre à exécution, et quand la sonnette de la porte sonna enfin, c'est le sourie aux lèvres qu'il alla ouvrir à sa meilleure amie.
Bill, lui, était resté dans le salon, à regarder Kings of Queens distraitement, oublia de reprendre son souffle quand il vit Tom, son fameux sourire en coin scotché aux lèvres et sa chemise virevoltant à ses pas, laissant voir la peau de son ventre et de son torse.
Il était beau.
Bientôt Bill allait manquer d'air, quand un souffle de désespoir vint lui faire reprendre ses esprits, "Elodie" venait de sauter au cou de son t'homme , lui collant un bisou bruyant sur la joue et le blond répondant de la même façon.
C'était officiel, il était jaloux.
Mais Tom ne le vit pas, car l'androgyne, après avoir sourit poliment à la brune et lancé un regard noir au blond, passa devant eux pour sortir dans le jardin, allant rejoindre l'arbre de ses peines.
Pendant ce temps, à l'intérieur :
-
Dis Tom, c'est lui le garçon dont tu m'as parlé ?
- Oui, pourquoi ?
- Eh bien, tu sais que ma mère travaille dans un hôpital psychiatrique ?
- Oui, mais où veux tu en venir ?
- Eh bien... Ce garçon, je l'ai déjà croisé au travail de ma mère, et... Ce jeune homme est atteint d'érotomanie.
...EXPLICATIONS :[
♥L'Éяotomanie est une maladie appartenant au groupe des psychoses, fondée sur la conviction délirante qu'on est aimé par une autre personne. On l'appelle aussi " syndrome de Clérambault ".
♥ L' Éяotomanie est une maladie qui se caractérise chez le sujet par un comportement passionnel, qui s'étale sur 3 étapes :
- 1 -
La phase d'espoir, qui soutient par orgueil d'être aimé par une tierce personne.
- 2 -
La phase de dépit, qui se caractérise par une amertume et un grand chagrin, puisque le sujet est touché dans son amour propre.
- 3 -
La phase de haine, qui place la personne aimée en victime.
♥ Cette maladie touche en majorité les femmes, et seulement une petite minorité d'hommes. La personne érotomane est d'abord persuadée que c'est l'autre qui l'aime en secret, mais qu'il n'ose pas ou ne peut pas se déclarer. Sur cette illusion première, l'érotomane cherche à entrer en contact avec son "objet", persuadée que c'est lui qui le souhaite. Elle lui téléphone, lui envoie des messages, le suit, s'immisce peu à peu dans sa vie, sans que "l'objet" ne se doute de cet amour. ]
- Erotoquoi ??
- Erotomane, Tom.
- Et c'est quoi ce truc ? Un truc de psychopathe ? Tu es en train de me dire que Bill a été interné parce que c'est un taré ? Je te savais pas si jalouse Elo...
- Mais qu'est ce que tu racontes ? Mais laisse moi finir !
- Vas y c'est bon...
- L'érotomanie, c'est une maladie qui touche plus généralement les femmes, et en fait, les malades ont la particularité d'être persuadés qu'une personne les aime en secret, et cela prend des proportions énormes à partir du moment où les malades cherchent à entrer en contact avec la personne aimée, et enfin, ça les pousse à faire des choses vraiment dangereuses pour leur 'objet'.
- Et Bill a ce truc ?
- Eh bien s'il n'est plus interné, je suppose qu'il doit être partiellement voir totalement guéri...
- Tu es sûre que c'est bien de la même personne qu'on parle ?
- Certaine ! Je l'ai croisé des tas de fois quand j'étais en stage avec ma mère pour le collège. Il avait même les cheveux courts et coiffés en pétard avec une mèche raide qui cachait un de ses yeux.
- Ok c'est bien lui... Murmura Tom, se passant nerveusement la main sur la nuque.
-
Mais je suppose qu'il va mieux, ne t'inquiètes pas pour lui ! Cependant, la discussion fut interrompue par la mère de Bill, Simone, qui sortit de la cuisine, souriante :
- Bonjour mademoiselle ! A qui ai-je l'honneur ?
- Elodie. Répondit timidement la brune.
- C'est ma meilleure amie, dit chaleureusement le blond, prenant affectueusement la fille par la taille.
-
Eh bien bonjour Elodie. Veux tu rester manger ici ce soir ? Je fais des tagliatelles au jambon ! S'exclama la femme.
-
Oh oui Elodie reste ! J'adore les tagliatelles en plus moi *__*.
- Je ne veux pas déranger, et puis, ma mère aimerait que l'on passe plus de temps ensemble donc on va au restaurant toutes les deux ce soir... Une prochaine fois peut être ?
- La porte t'es grande ouverte, tu es la bienvenue ma grande ! Renchérit Simone.
-
Merci madame.Sur ces dernières paroles, les deux jeunes se dirigèrent joyeusement le jardin, en prévision d'une après midi à lézarder au soleil, sur la pelouse verte de ce mois de Mai plutôt doux, occultant la présence du brun qui, les yeux plongés dans un vide qui n'était que le sien, se tenait assis sur le petit blanc verni déjà plein de souvenirs pour Tom.
Quand ils arrivèrent à l'arrière de la maison, le dreadé se rappela de l'altercation qu'il avait eu quelques minutes plutôt avec Bill, et se rendit compte que son plan avait fonctionné.
Bill était
jaloux.Il prit alors conscience du fait que s'il était jaloux, c'est qu'il éprouvait alors un sentiment de possession envers lui.
Il ne lui restait donc plus qu'à trouver de quelle nature était ce sentiment.
Tout en écoutant distraitement parler son amie, ils s'allongèrent alors dans le sol moelleux et verdoyant, côte à côte. La discussion, comme entre tous les meilleurs amis de ce monde, prit rapidement, et se précipita en paroles désarticulées, chahutées de rires et sourires.
Seconde partie du plan : Ignorer Bill.
Cela n'était pas si dur, il l'avait fait si longtemps.
Celui d'ailleurs était toujours sur son banc, à ruminer sa peine, et ce sentiment qui brûlait chaque partie encore vivante de son être lui donnait des idées déraisonnables. Il songeait. Toujours à lui, même si ça allait beaucoup mieux.
Bill avait appris de ses erreurs. Il avait jeté l'adresse msn, le numéro, l'adresse, les photos volées et les adresses blog, qui pourtant avaient été l'objet d'un grand travail de récolte. Cela avait été la fin de la thérapie.
Il avait compris que l'amour ne se forçait pas. Que son obsession le mènerait à sa perte et à un renfermement sur soi même. Il y était passé.
Puis, il y avait eu Georg.
Son seul ami, mais si important pour lui.
Georg lui avait tendu la main, et, comme l'amour n'était encore qu'un jeu de stratégie pour Bill, il avait d'abord pensé à de l'amour entre eux. Mais finalement, c'est ce malentendu qui l'avait aidé à guérir.
Tom n'était pas le seul homme sur Terre, Tom n'était pas son soleil et lui la lune, Tom ne l'aimait pas en secret.
Désillusions bénéfiques.
Ne pas risquer la rechute, car possibilité il y aura toujours.
Mais Georg, ange aux ailes d'acier, avait été là pour lui. Jamais personne n'a su, et c'était parfait ainsi.
Maintenant je pense. Encore à lui, mais plus comme avant.
Il m'a blessé sans le savoir, car quand j'ai découvert qu'il n'était pas parfait, j'ai cru mourir de tristesse, car on m'avait enlevé un ange.
Le jeune homme, revigoré par ses profondes réflexions qu'on lui avait enseignées comme auto-thérapie, regagna sa chambre sans jeter un regard au 'couple' en pleine bataille de chatouilles dans l'herbe. Tom le vit passer, et se dit que, finalement, Bill n'était peut être pas aussi malade que le prétendait Elodie :
Son visage si était serein...
Bill se hâta de rentrer, la tête pleine et vide à la fois, pressé de s'allonger sur son lit.
Quand il entra dans sa chambre, ses pas le menèrent automatiquement vers le petit chevet, où le précieux carnet relié l'appelait.
Toujours avec autant de précautions, il replia l'élastique qui tenait fermé son exutoire, et caressa distraitement la couverture en cuir, laissant ses doigts vagabonder sur les coins métalliques dorés. Il l'ouvrit alors soudainement, et se mit à écrire fébrilement.
Aux grands maux, un petit carnet.
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Hey =)
Merci de vos commentaires ! J'ai remarqué, sur les annuaires, que certaines étaient déçues de la longueur de mes chapitres. Hé ben ça s'explique facilement : Je suis perfectionniste ET je me force jamais à écrire. Sinon ça ne ressemble à rien, alors j'écris de la longueur que je juge à peu près lisible, jusqu'à ce que l'inspiration revienne. Donc je poste par bouts parce que j'arrive pas à être productive en GRANDE quantité ç___________ç
Pardonnez moi u____u je vais essayer de faire mieux.
J'écris la suite là.
N'oubliez pas les annuaires ^^
Je fais au plus vite, et je le répète une dernière fois :
JE NE PREVIENS PLUS POUR LES SUITES, J'AI PAS LE TEMPS >.<"
Bros bisous à vous, et heu... Bon PDP à celles qui y vont, vous penserez à moi qu n'ai jamais pu les voir en vrai... ='(