Chapitre 4 :

Chapitre 4 :



S'en suivit un silence inconfortable, Simone étant choquée de leurs réactions, Tom et Georg regardant dans des directions opposées, et Bill dans son assiette, à éviter de poser les yeux sur la bombe qui se trouvait en face de lui.



- Les enfants... Reprit la femme. Vous pourriez essayer de faire un effort ... Je suis sûre que Tom n'a pas fait exprès tout à l'heure. Je sais que ça ne va pas être facile, mais... Je ne vais pas supporter les disputes pendant huit mois.


- Oui maman ...
Balbutia Bill.


- Ce n'est pas spécialement à toi que je m'adresse, mon chéri. Puis son regard se posa sur Tom et Georg. N'est ce pas ? Dit elle en les transperçant du regard.


- Oui Madame Kaulitz... Dit Georg, regrettant un peu de gêner cette brave femme.


- Oui Madame. Répéta Tom.


- Très bien. Donc, demain, vous restez tous les trois à la maison, vous pouvez inviter des amis si vous voulez, mais vous restez ici. D'accord ? Demanda t elle avec détermination, fusillant les trois garçons du regard.



Les trois jeunes hommes approuvèrent d'un coup de tête, levant les yeux au ciel.
Simone était bien décidée à faire la Loi, et ferait tout pour que ça se passe bien les huit prochains mois.


Le repas terminé, Georg et Bill montèrent dans la chambre de ce dernier pour regarder un film, alors que le dreadé rejoignit sa chambre, et installa toutes ses affaires.
Sa guitare alla reposer dans un coin, ses vêtements trouvèrent vite place dans les armoires, tandis que ses yeux exprimèrent de la satisfaction quand il aperçut que ses hôtes avaient vraiment tout préparé. Il repensa alors aux paroles de Bill :


" Merci, c'est moi qui l'ai faite ... "


Tom sourit alors doucement, surpris de tant d'attentions. Il se dit alors qu'il y a avait peut être été un peu fort avec le brun, et se sentit gêné, se vexant tout seul.
Il se trouvait vraiment ignoble parfois ... Mais, il se protégeait comme il pouvait, et, ne voulant pas s'attacher, puisque les gens partent si vite, il se justifie derrière son masque d'arrogance...


Tom eut alors une pensée pour sa mère. Elle s'est tant battue, pensa-t-il. C'était tout, et elle est partie. Et papa aussi me laisse. Tout le monde me laisse.


Sur ces pensées déprimantes, il se mit à l'aise dans un vieux jogging gris et un T-shirt blanc, releva ses cheveux d'un simple élastique, puis s'allongea sur son lit, sa tête reposant sur ses mains.


Quand on frappa à la porte :



- Entrez ! Répondit Tom.



A sa grande surprise, se fut Bill qui entra avec hésitation dans la chambre, ses yeux fixant le sol. Tout de suite il vit que le brun faisait un grand effort, et qu'il avait pris sur lui pour être venu le voir. Il se dit alors qu'il devait lui aussi faire un effort.



- Qu'est ce que tu veux ? Demanda simplement le blond, se maudissant du ton qu'il avait employé.


- Je te dérange ? Demanda alors Bill, plus que gêné, car il avait l'impression d'ennuyer Tom.


- Non non ...

- Hum ... Oui donc ... Je voulais savoir si ... Tu voulais bien venir regarder le film avec moi et Georg ... Mais si tu veux pas, c'est pas grave ... C'est juste, comme ça ... Se perdit alors le brun.


- Mmmh ... D'accord.


- C'est vrai ? Demanda alors enfantinement Bill.


- Si j'te le dis ...



Tom, après s'être copieusement étiré, se leva donc et suivit le brun dans sa chambre, où Georg n'était plus, ce qui le surprit :


- Où est Georg ?


- Parti, il a reçu un coup de fil urgent.


- Rien de grave j'espère ...


- Non non, sa tante vient juste d'accoucher, il est donc allé voir le bébé ...


- Fille ou garçon ?


- Fille !




A ce moment là, Tom eut un éclair : Il était en train d'avoir une conversation normale avec Bill, il ne l'aurait pas cru si cela n'était pas arrivé. Il ne répondit pas, laissant un petit silence s'installer, que Bill rompit d'une petite voix tout d'un coup redevenue hésitante et timide :



- Tu peux t'asseoir, le film va commencer...


- C'est quel film ?


- " The Hill ".


- Un film d'horreur ???


- Oui, pourquoi ? ...


- Comme ça.




Sur ce, le blond s'assit en tailleur sur le lit aux draps blancs, imité par Bill qui s'assit à l'autre bout, comme s'il allait le manger.


Le film commença. Tout deux alors absorbés par l'histoire, ne dirent plus rien, laissant s'enchaîner toutes les scènes, les unes toutes plus morbides que les autres. Mais lorsqu'un passage fut plus violent que les autres, l'androgyne sursauta violemment, ce qui fit peur à Tom. Ils se lancèrent alors un regard effrayé, avant de se rendre compte de la situation, et d'exploser de rire.


Le rire du brun était clair et chaleureux, invitant Tom à prolonger le moment. Puis ils s'arrêtèrent tout les deux soudainement de rire, replongeant leurs yeux dans ceux de leur vis à vis.


Timidement, Tom tapota la place à côté de lui, invitant le brun à venir à côté de lui, cherchant un contact dont l'envie lui était inconnue. Bill, qui lui réfléchissait à toute vitesse, se décida alors à approcher, traversant à quatre pattes le lit, ce qui fit sourire le dreadé.


Ils appuyèrent alors tout les deux leurs dos au mur, replongeant leurs esprits dans l'intrigue de l'histoire. Enfin... Seulement en apparence.


Bill était aux anges, ces attentions lui embaumant le c½ur et l'esprit d'un tout nouvel espoir, qu'il essayait de réfréner, craignant la déception. Il se sentait bien aux côtés de Tom, plus qu'il ne l'aurait imaginé. Il sentait bon, et la chaleur de son corps collé au sien l'appelait, ses mains désirant le toucher. Il s'abreuvait donc de chaque seconde, tant désirées, et rangeait ces petits morceaux de temps dans un tiroir au coin de sa tête, dans une partie de son grand c½ur.


Tom, de son côté, était sceptique. Il réfléchissait. Il y a quelques heures, le moindre contact avec l'androgyne le dégoûtait. Maintenant il le recherchait, ignorant la nature de besoin qu'il éprouvait à ce moment là.
Peut être était ce une amitié qui naissait, doucement.
Une amitié bien étrange.
Mais agréable malgré tout. Il se rappela alors de son rire. Il veut l'entendre encore. Parce qu'il est chaleureux, et avec lui il se sent plus chez lui lorsqu'il est lui même. Il voit bien que le brun est timide, mais qu'il fait des efforts.
Peut être lui aussi devrait il en faire.


Les lumières du film se propageaient sur le mur, donnant une certaine intimité à la pièce. Tom se sentit regonflé d'un grand courage, et, doucement, leva son bras, et le posa sur les épaules de Bill, qui, surpris, le regarda avec incompréhension, avant de replonger son regard dans celui du blond.


Un sourire.
Bonheur.
Chaleur.
Douceur ?



Une myriade de choses dans les yeux. Qui brillent à la lueur de la violence du film, qui n'atteint plus leurs cerveaux.


Etrange.



Ils détournèrent alors leurs yeux, et se concentrèrent à nouveau sur le film.



--- * ---


Hey !
Merci pour tous vos commentaires... Dites, je suis pas loin des 100 commentaires, vous croyez que c'est possible de les atteindre ? Je suis sûre que oui =)
Sinon, dites moi ce que vous pensez de l'évolution de l'histoire ...
Dois je poster mes OS ici ?
Voila voila j'attends vos réponses =)
Merci encore <3






AAAAH les gens vous êtes géniaux !!!
Quand j'ai posté le chapitre y'avait 92 commentaires,
Et là vous avez tout déchiré y'en a 115 !!!
DANKE <333
La suite coming soon !



COUP DE PUB: Mon blog persow'

O <-- Da

Clique par pitié des coms ç__ç lol

# Posté le samedi 15 mars 2008 06:07

Modifié le lundi 17 mars 2008 08:20

Chapitre 5 :

Chapitre 5 :


Le bras de Tom encerclait Bill, qui se sentait comme protégé, invulnérable.
Mais il savait bien que cette accolade n'était pas perçue de la même manière par le blond, et essayait de ne pas se faire trop d'illusions. Mais son c½ur, lui, criait victoire. Un petit pas vers la lumière. Il rapprocha alors ses genoux contre son corps, les enserra, et profita.


Le blond, lui, pensait. Comme à son habitude.
Auparavant, il ne connaissait pas ce Bill rieur. Il ne connaissait même pas du tout le jeune homme, et, il lui semblait étrange de découvrir comme ça ses différentes facettes.
Il connaissait maintenant le Bill triste, le Bill timide, le Bill rieur.
Il se sentait pressé de connaître les autres.


Le brun, lui, appréciait pleinement ce Tom pensif, celui qu'il avait si souvent observé, lorsqu'en cours celui ci se plongeait dans ses méditations, en regardant distraitement par la fenêtre.


La fin du film approchait, et Bill regrettait de ne pas pouvoir repousser l'échéance. La chaleur de Tom allait le quitter, son corps allait retourner dans la chambre voisine, si proche, mais si loin ...


Comment le retenir ?


Le générique de fin fit son apparition, et pourtant, les deux jeunes hommes ne s'en formalisèrent pas plus que ça.


Puis, Tom bailla longuement, sa tête tombant mollement sur le côté. Elle atterrit alors sur celle de Bill, qui releva les yeux vers cette tête d'ange qui l'avait pris pour un oreiller.


Tom prit alors la parole :



- Alors, ce film ? Dit il d'une voix ensommeillée.


- Pas mal. J'ai bien aimé.


- Moi aussi, mais maintenant j'vais faire des cauchemars ! ^^




Les deux rirent un peu, et Tom se détacha de Bill, esquissant un mouvement pour se relever, quand une main retint son T-shirt.


- Merci, murmura le brun, baissant les yeux, avant de lâcher le T-shirt.


- Mais pourquoi ?


- D'avoir regardé le film avec moi ... J'sais bien que tu me trouves bizarre, alors ... Merci.


- Je te trouvais bizarre. Maintenant, non ...


- Merci.


- Arrête de dire merci.


- D'accord.




Tom se dirigea alors vers la porte, puis se stoppa à quelques pas de celle ci :



- Merci à toi, Bill.



Et le dreadé retourna dans sa chambre, laissant un androgyne avec plein d'étoiles dans les yeux.


{ ... }



Cette nuit là, Tom dormit mal, et décida de se lever pour aller chercher un verre d'eau. Il n'était pas encore habitué à ce lit. Ni à cette maison, ni à ce frère.


Il pensait à la soirée qu'ils avaient passé, et se dit que les gens avaient vraiment trop de préjugés, et que malheureusement, il avait fait partie de ces gens idiots qui pensaient que Bill n'était qu'une sale tarlouse.


Maintenant il a changé d'avis. Il aime bien être avec lui, même s'il lui semble toujours aussi mystérieux, malgré sa récente découverte des différents visages du beau brun.


Il avance dans le couloir qui mène aux escaliers, alors qu'un son étrange le fit se stopper dans son élan : comme des écouteurs d'un baladeur qui marchent au maximum, un grésillement, qui vient de la chambre de Bill.


Apparemment, il n'est pas le seul à ne pas encore dormir...


Tom fut alors prit par l'envie d'aller voir ce que faisait donc l'androgyne, à être encore éveillé à 4hoo du matin. Mais avant de pousser la porte, il hésita, observant le rai de lumière qui s'infiltrait sous la porte.
Après tout, ça ne se fait pas, et il n'est pas chez lui.


Bill, de son côté, était assis en tailleur dans son lit, éclairé à la lueur de sa lampe de chevet, griffonnant mots et phrases en vrac sur un petit carnet relié de cuir noir usé. Ses écouteurs résonnent au son de Nena, son idole.


Quand il entendit des pas, et quelque chose qui frôla la porte.
Il se leva, un peu effrayé à cause des restes du film d'horreur visionné un peu plus tôt dans la soirée, et ouvrit la porte, tombant nez à nez avec un Tom, portant seulement un boxer.


Le brun sursauta en découvrant le jeune homme devant sa porte, et frissonna à la vue alléchante que le dreadé lui offrait. Ce dernier avait encore un air endormi, avait relevé ses cheveux d'un simple élastique, et se tenait nonchalamment à l'encadrement de la porte.
Son corps dénudé enivrait Bill, qui ne pouvait pas en détacher son regard, ce dont Tom s'aperçut vite, et brisa le silence :



- Euh ... Tu dors pas ? Dit il en passant sa main sur sa nuque.


- Non... Marmonna le brun.


- Hum ... Tu fais quoi ?


- Rien.


- Je peux entrer ?



- Oui. Dit Bill répondant toujours par monosyllabes, il ne fallait pas trop lui en demander non plus, parce qu'à 4hoo du mat' avec un Tom à moitié à poil, c'est dur pour lui d'articuler quelque chose de compréhensible...


Le blond passa alors devant Bill et alla directement s'asseoir sur le lit, ses yeux se posant sur le carnet noir. Le brun le rejoint, et s'empressa de ranger son exutoire, ce qui n'échappa pas à Tom, qui s'empressa de demander :



- C'est quoi ce truc ?


- Oh ça ... C'est rien !


- Ok.
Répondit simplement le jeune homme, ne sachant pas quoi dire de plus.



Les deux garçons restèrent de longues secondes à se regarder, ne sachant quoi dire ni faire.
Ce fut Tom qui prit le premier la parole :



- Mmmh ... On fait quoi ?


- Je sais pas.


- Si tu veux, je m'en vais, dis le si tu veux dormir...


- Non non non t'inquiètes pas ! Se hâta le brun de répondre.


- Ok.
Bill tourna alors la tête, fixant un point vague, tandis que Tom le détaillait du regard.


Les cheveux longs qui retombaient dans son dos le rendait mystérieux, ainsi que cet air pensif, qui troublait Tom. Ce dernier se sentait perdu. Comment passe t on de la haine, à ça ?


Finalement les deux jeunes gens parlèrent, beaucoup et surtout bien, tellement que ce fut seulement vers 6hoo qu'ils s'endormirent, dans le même lit, se faisant face.


Le lendemain matin, Tom se réveilla lentement, ne reconnaissant pas la chambre dans laquelle il avait dormi.
Ce n'était pas chez lui, mais, près réflexion, ce n'était pas non plus sa nouvelle chambre chez les Kaulitz.
Alors, il baissa la tête, et se rendit compte que Bill, son hôte, dormait paisiblement, la tête appuyée contre son torse.


Alors tout lui revint en mémoire, la soirée, puis la nuit, leurs conversations.


Il regarda à nouveau le brun, et, prit d'une envie fraternelle, passa doucement sa main dans ses cheveux, les caressant du bout des doigts.
Quand il sentit alors la tête bouger, et vit Bill, visiblement encore dans le brouillard, qui levait ses yeux vers lui, une moue endormie collée à ses lèvres.


Tom ne put s'empêcher de le trouver adorable, mais retira précipitamment sa main de la tête du brun, intimidé. Ce dernier sentit le gêne de ce dernier, et ne dit pas mot. Ils se levèrent alors tout les deux silencieusement, n'osant plus se regarder. Il était déjà 11hoo.


Dans la matinée, Bill reçut un coup de fil de la part de Georg, qui le prévint qu'il ne pourrait pas passer le week end avec lui, car il devait rester avec sa famille pour fêter la venue de sa cousine. Bill en fut déçu, mais se rappela alors qu'en fin de compte, il passerait le week end avec Tom, et que ce n'était pas si mal.


Il repassait sans arrêt les moments qu'il avait passé avec Tom dans sa tête, heureux comme jamais, mais tout de même intimidé. La matinée se passa tranquillement, malgré le fait que les deux jeunes hommes s'évitèrent, gênés.


Tom ne comprenait pas ses réactions. Et cela le tourmentait.
Après avoir passé une heure dans sa chambre à tourner en rond et ranger ses affaires, la voix mélodieuse (ironie) de Simone l'appela pour manger.


Celle ci leur annonça, en leur servant l'entrée :



- Les garçons, je dois faire des courses cette après midi, et ensuite je vais prendre un café chez la voisine. Donc, je ne serai pas là, qu'est ce que vous allez faire ?



Bill leva la tête de son assiette, et répondit :



- Je sais pas ...


- Et toi, Tom, tu as une idée ?
Questionna la femme.


- Hmmm... Non...


- Pourquoi n'iriez vous pas au cinéma ? Si vous voulez, je paye les places .




Les deux jeunes hommes se jetèrent un regard en biais, et Bill prit la parole :



- Tu ne devais pas voir des amis, Tom ? Dit-il, une pointe de jalousie dans la voix.


- Je sais pas, peut être. Mais ta mère a dit qu'on devait passer le samedi ensemble, alors ...




--- * ---


La dite suite !
Vos avis ?
Laissez des commentaires ç___ç
Vous n'aimeuh <3
( Hé non pas de blablatage aujourd'hui ... ^__^)


EDIT ::
Deviil-yaoii-engel :: C'est bien un 'devait' d'obligation, c'est implicite.
Retour du Tom détestable quoi...
J'espère avoir répondu à ta question =)

# Posté le vendredi 21 mars 2008 13:53

Modifié le samedi 22 mars 2008 12:02

Chapitre 6 :

Chapitre 6 :


Le ton du dreadé piqua au vif Bill, vexé de n'être qu'une obligation.
Tom, de son côté, avait fait exprès de présenter les choses comme ça, estimant qu'il s'était bien assez dévoilé pour la journée.
C'était mesquin, et il en était conscient.
Mais assumer, c'était trop dur.


Un ange passa, avant que Bill ne reprenne la parole, les larmes aux yeux :



- T'es pas obligé, si tu veux pas, t'as qu'à inviter tes amis ici, et je resterai dans ma chambre ... C'est comme tu veux ...


Tom répondit alors, laissant sa faiblesse le gagner :



- Non, on va aller au cinéma ...



Simone, qui assistait à la scène passivement, eu soudain l'impression d'avoir raté un épisode, ce qui n'était pas faux. Il fut donc convenu qu'ils iraient au cinéma, et, vers 13h3o, Bill sortit de sa chambre, fin prêt à accompagner Tom au cinéma.


Il portait un T-shirt avec une veste en cuir noir pardessus, un jean foncé qui retombait sur des addidas noires à rayures blanches. Il portait également une casquette sur ses cheveux impeccablement lissés ( Nda : Comme à la sortie du Katsuya ;-) ) , n'oubliant pas le maquillage.


Tom, lui, portait comme à son habitude un grand T-shirt, noir, sur un bagguy ainsi qu'une veste à motifs noir et blancs. ( Nda : Comme aux NMA ;-) ) Ce dernier alla alors frapper à la porte de Bill, qui le suivit docilement jusqu'à la porte, sans qu'un mot ne soit échangé.


Ils firent alors le chemin jusqu'au cinéma dans le silence le plus total, Bill tripotant à travers sa poche le billet pour payer les entrées, et Tom regardant anxieusement autour de lui, de peur d'être vu en compagnie de l'androgyne, ce qui n'échappa pas à ce dernier.


Ceci l'agaçant, il prit la parole, d'un ton qui se voulait sec, mais qui ressemblait plus à de la déception :



- Ca te dérange tant que ça d'être avec moi, t'as peur d'être vu avec la tarlouse ?


- ...


- C'est bien ce que je pensais.


- Ecoutes, Bill, j'en ai encore parlé à personne que j'habitais chez toi ...


- Et alors ? C'est pas une excuse.


- ...




Sur ces mots, le dreadé n'ouvrit plus la bouche, il savait qu'il n'avait pas d'excuses, mais il ne pouvait s'empêcher de penser aux conséquences auprès de ses amis.


Ils arrivèrent en silence au guichet, pour acheter des billets, quand Tom se rendit compte qu'ils n'avaient pas encore choisi le film qu'ils regarderaient. Il se tourna alors vers son compagnon, et demanda :



- Tu veux voir quoi ?

- Bah j'sais pas ... Et toi ?

- Je sais pas non plus
, répondit Tom en haussant les épaules.



Il se tourna alors vers la guichetière, et lui demanda, avec un petit sourire en coin :



- Qu'est ce que vous nous conseillez, jolie demoiselle ?



La jeune femme rougit un peu devant l'audace du blond, et répondit au hasard le premier film qui lui vint à l'esprit :


- " L'amant" !


- Bon, eh bien deux places pour "l'amant" ! Dit il avec un nouveau sourire aguicheur, tandis que Bill glissait rageusement le billet sur le comptoir, jaloux.



Tom récupéra les billets et se dirigea vers la salle indiquée, invitant le brun à le suivre d'un coup de tête impatient.
Ce dernier le suivit, et ils allèrent alors se placer tout au fond de la salle déjà plongée dans le noir.


Ils suivirent distraitement les bandes annonces, avant que le film ne commence.


Aucun mot n'avait été échangé jusque là, quand Tom chuchota, penchant sa tête vers Bill :



- C'est un putain de film romantique en plus ... Murmura-t-il, indigné.


- Et alors ? S'agaça Bill, triturant ses doigts.


- T'aimes bien ? Demanda précipitamment le dréadé.


- J'aime tout... Dit alors évasivement le brun, mettant fin à la conversation.



Ce dernier était encore jaloux de la fille de tout à l'heure, mais essayait de ne pas le montrer.
Quand Tom demanda, une pointe de moquerie dans la voix :



- Alors t'aimes bien ces films de filles ?



Bill, à cette demande, tourna brusquement la tête, celle ci se retrouvant à quelques centimètres de celle de Tom, qui s'était pour lui parler totalement tourné vers lui.


A ce moment là, la jeune fille à l'écran embrassait le trentenaire asiatique, commençant à le déshabiller sensuellement.


Tom avait les yeux écarquillés, tout comme Bill, leurs visages à seulement quelques centimètres, qui, même dans le noir laissaient passer une expression troublée, leurs yeux brillant à la lueur des images à l'écran.


De longues secondes passèrent, avant que leurs lèvres ne se rapprochent dangereusement, comme attirées par un magnétisme irrésistible. Alors que les lèvres allaient se toucher, une voix retentit :



- Hey Tom ! Qu'est ce que tu fais là mon pote !




Au son de la voix, les deux jeunes hommes tournèrent brusquement la tête, comme pris en flagrant délit.

Tom reconnut alors son ami Nico, ainsi que sa bande, qui s'étaient levés, quelques rangées plus bas.



- Salut Nico ! Répondit fortement Tom, faisant chuchoter rageusement les autres spectateurs.


- Hey, tu nous la présente ta copine ?! répondit le garçon.



Bill, qui, honteux d'avoir été interrompu, avait reprit place dans son siège, releva brusquement la tête, indigné. Apparemment, le garçon ne l'avait pas reconnu, vu la pénombre qui régnait dans la salle.



- Heu nan, elle allait partir...


- Rencard raté c'est ça ?
Se moqua Nico.


- Ouais, dit Tom avec un sourire faux.



Bill, ne pouvant en supporter plus, se leva et quitta rageusement la salle, mais pas assez rapidement pour ne pas entendre :



- Tu m'étonnes que c'était raté ! Elle a pas de seins ta meuf !



Et Tom éclata de rire, allant s'asseoir avec ses amis.


Bill sortit presque en courant de la salle, et ne laissa couler ses larmes qu'une fois dehors.
Elles dévalaient la pente de ses joues avec une vitesse fulgurante, semblant ne jamais pouvoir s'arrêter. Il posa alors es mains sur son visage, essuya quelques larmes et se dépêcha de rentrer chez lui.


Une fois arrivé, il se jeta sur son lit, et, pour la deuxième fois en deux jours, il pleura de tout son soul.
Toujours à cause de lui.


Il commençait à se demander s'il n'allait pas se transformer en fontaine à force de pleurer.
Il se sentait humilié au possible, à croire que Tom adorait ça.


Tom, de son côté, était resté dans la salle avec ses amis, regardant à peine le film, ne participant même pas à la bataille de pop corn qui avait éclaté entre sa bande et les filles du cinquième rang.


Il se sentait coupable, et mal.
Il venait de faire du mal à Bill.
Il avait failli l'embrasser.
Et il regrettait.
Quoi ? D'avoir été interrompu. Et c'était bien ça le problème.


Il prit alors sa tête dans ses mains, et se dit qu'il n'était vraiment qu'un monstre.
Ce geste n'échappa pas à un de ses amis, Paul, qui lui demanda si ça allait.
Il sauta alors sur l'occasion et prétexta un mal de tête, pour s'enfuir du cinéma.


En sortant dans la rue, il respira alors un grand coup l'air frais, comme pour se purifier, et se donner du courage.
Il arpenta avec détermination les rues, décidé à s'excuser de son (douteux) comportement.


--- * ---

Voili voilou, désolé du retard :s
Vos impressions ?
Merci de me lire :-)
Bisous <3

# Posté le mercredi 02 avril 2008 07:28

Chapitre 7 :

Chapitre 7 :

Tom, après avoir traversé les rues n'importe comment, à en faire klaxonner les conducteurs pressés, et s'être pris la pluie, arriva enfin à destination.

Il ne prit même pas le temps de se déshabiller et monta directement les marches menant à l'étage. Puis, sans frapper, entra dans la chambre du brun.

Il gardait les traces des larmes noires qui avaient dévalé l'océan de ses pâles joues, et, assis en tailleur, écrivait à toutes vitesse dans son carnet relié noir. Il s'était mis à l'aise, dans un vieux jogging blanc, et portait un large T-shirt noir.

Quand il aperçut Tom, il releva la tête, avant de la rebaisser aussitôt, puis, sans un mot, se leva, et poussa Tom hors de sa chambre. Arrivés devant la porte, le blond, reprenant ses esprits, se saisit des avant bras de Bill et le retourna le dos contre la porte, plongeant ses yeux dans les siens.

Il put voir alors l'étendue des dégâts. Des larmes menaçaient une fois de plus de couler de ces deux lacs noisettes brillants dont Tom ne pouvait détacher son propre regard. Il se sentit alors plus que jamais coupable.

Pourquoi était il obligé de faire souffrir les autres ?
Faisait il payer ses angoisses aux autres ?
A Bill ?

Ce dernier dévia son regard du blond et le posa parterre, essayant de trouver une échappatoire à la vague qui montait en lui. Mais releva la tête quand Tom s'écria, d'une voix forte et où perçait une note de désespoir :


- Je suis désolé ! ! !


Et Tom lâcha le brun, le repoussant du devant de la porte et s'apprêta à retourner dans sa chambre, quand une main retint la sienne :


- C'est pas grave, Tom.


Nul ne sait comment, mais les deux garçons se retrouvèrent l'un dans les bras de l'autre, se serrant plus fort que jamais, comme essayant de se raccrocher à un réalité. Tom enfouit alors sa tête dans le cou de l'androgyne, bénissant sa compassion et sa gentillesse, tandis que le brun en fit de même, caressant du bout des doigts, comme on touche un nouveau né, la dos du blond.


- Je suis désolé, Bill, pardonne moi... Murmura Tom.


- Je t'ai dit que c'était pas grave. S'adoucit le brun., continuant ses douces caresses dans le dos du jeune homme.


- J'ai été odieux, et toi, tu es trop gentil. J'suis con...


- Non, t'es pas con. Dis pas ça.


- C'est pourtant la vérité.


- Dis pas ça !
Dit Bill, serrant plus fort le corps chaud de son vis à vis.



Tom se détacha alors de l'étreinte et le regarda dans les yeux. Ce garçon était trop gentil avec lui, il ne savait vraiment pas à quoi il s'exposait.

Je suis un monstre, pensa Tom.
Il se perdit dans son observation du visage de Bill. Il pouvait y avoir des traits fins, bafoués par le chagrin. Une moue tendre sur ses lèvres. Un nez droit, des courbes douces et des ombres chinoises qui se glissaient sur ses joues pâles.
Il avait l'air si fragile, mais il était pourtant fort, pensa alors Tom.

Puis ses yeux ...
Ces deux étendues marrons, douces prairies où le regard aime gambader, brillants de lumière.

Et d'une autre chose que Tom ne sut pas définir.

***


C'était chaud et doux, accueillant. quelque chose qui commence dans les yeux, et finit bas dans le ventre, et ça picote.
C'est pas très agréable, mais ça fait du bien, ça fait voler.
C'est des petits éclairs, envoyés par ces deux yeux marrons, qui pourtant pourraient être banals, mais ils ne le sont pas.
Voilà où se situe le problème.
Est il normal d'aimer autant les yeux d'un homme, lorsque soit même on en est un ?
Faut il couper court à cela ? Briser les chaînes de ce moment si ... Spécial ?

Non, il l'a sûrement trop fait.

Malgré cela, Tom se détacha complètement du brun, s'asseyant sur le lit, et invitant Bill à venir d'un mouvement de tête.
Celui ci s'exécuta, dérouté.
Que dire que faire , Tom n'en avait pas la moindre idée.
Il avait fait au feeling, invité Bill à ses côtés, mais ... Ne savait pas quoi lui dire.


- Tom ?


- Oui ?
Se réveilla le blond.


- Qu'est ce qui se passe, je veux dire, ... Pourquoi tu es comme ça ? Je veux dire, il hésita, puis dit, en murmurant, pourquoi t'es comme ça avec moi ?


- ...



Tom resta interdit devant la question de Bill. Il ne savait quoi répondre. oui, il était étrange, un coup gentil, un coup méchant. Mais pourquoi, lui même n'en avait aucune idée.

Ou peut être si, un petite idée.
Mais trop fier pour l'admettre.
Putain de fierté qui détruit toute possibilité de vérité dans ce monde.
Se montrer vrai, ou rester seul ?
Telle est la question.


- Tom ? Bredouilla Bill, gêné devant silence de son ... Ami ?


- Oui ?


- Tu n'as pas répondu ... Dit le brun en baissant la tête.


- C'est que je ne connais pas la réponse, Bill.


- Oh.
Cette réponse surprit le brun, qui poursuivit : Tu es ... Sûr ?


- Non ...


- Dis moi. S'il te plaît.
Supplia presque le brun, posant sa main sur la cuisse de tom, l'invitant à la confession.


Mais le dreadé ne perçut pas ce geste de la sorte. C'était pour lui une invitation à plus, Bill n'avait il pas une réputation de tarlouse ?
Encore dans la superficialité, Tom.

Fierté, réputation ...
Et si c'était faux ?

Tom leva alors les yeux vers la mine triste de Bill, qui de part le silence de son vis à vis avait déduit que ce dernier ne l'estimait pas digne de sa confiance.


- Bill ? Qu'est ce qu'il y a ?


- Rien
, répondit tout bas le brun, vexé.


- Mais si, je le vois bien, dis moi !


- Pourquoi je te le dirais, toi tu veux même pas répondre à ma question !
S'emporta l'androgyne.



Tom, par la réaction du brun, sembla avoir compris, et s'exclama :



- Je réfléchissais, c'est pas que je veux pas te dire ! ! !


- Bah dis moi alors ...
Chuchota le brun, perturbé devant ce Tom qui haussait la voix.



Tom se sentit un peu coupable devant la mine décomposée de son vis à vis. Alors il reprit :



- Je ne sais pas quoi répondre, et si je dois répondre. Je ne sais pas vraiment pourquoi je suis comme ça avec toi. Peut être parce que je me rends compte que j'avais tord à propos de toi.


- Et tu penses quoi de moi ?
Se risqua Bill.


- Tu es ... Gentil.


- J'ai l'air méchant ?


- Mais non, bien sûr que non !


- Alors c'est juste qu'avant tu m'aimais pas, tu peux le dire...


- ... Peut être un peu ...


- Un peu ?
Se décomposa Bill.


- Oui mais c'est plus le cas !


- Alors, maintenant ... Tu ? Tu m'aimes bien ?


- ...



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Hey les gens =)
Merci de vos commentaires *___*
J'vous <3.
Dites moi ce que vous pensez de ce chapitre, n'hésitez pas à critiquer ;-)

# Posté le mercredi 16 avril 2008 04:51

Chapitre 8 :

Chapitre 8 :


- Tom ?


- Oui je t'aime bien Bill.


- D'accord.



Un silence suivit cette petite déclaration, de moindre importance en apparence, mais qui pour les deux concernés, était déjà un grand pas.


Tom et Bill restèrent là, sur ce lit, sans bouger, au moins une bonne dizaine de minutes, ne faisant que se regarder furtivement.


Que dire après cela ?


Tom était tenté de fuir, de retourner dans sa chambre, jouer de sa guitare pour oublier, comme il l'a toujours fait ...


Mais il ne pouvait plus fuir . Cela aurait été déplacé maintenant.
On ne fuit pas quelqu'un qu'on aime bien.


Le blond risqua alors un coup d'½il vers le brun, et se rendit compte que celui ci avait les yeux perdus dans le vide. Dans quel monde était encore parti Bill ?
Sûrement un monde meilleur, pensa Tom.


Tom leva alors sa main devant le visage de Bill et l'agita pour le faire sortir de sa transe, le faisant revenir sur terre.
Bill afficha un air étonné, puis sourit à son vis à vis.


Réaction automatique, qui pourtant réchauffa le c½ur du dreadé.
C'est doux un sourire. Mais un sourire de Bill, c'est encore mieux.
D'ailleurs, ce dernier pris la parole :



- On fait quoi ?


- Il est quelle heure dis moi ?


- 18h4o.
Répondit le brun après s'être retourné vers son réveil.


- Ta mère va arriver, non ?


- Pas tout de suite, je pense.


- ...




Puis, sans crier gare, Tom se leva et sortit de la chambre à grands pas, laissant le brun complètement abasourdi. Tom, de son côté, était retourné dans sa chambre, ses pieds l'emmenant jusqu'à une housse noire contenant une partie de la vie du blond : Une guitare.
Il ouvrit délicatement la housse et sortit avec mille précautions la spectatrice d'honneur de ses fréquentes insomnies depuis la mort de sa mère.


Comme il l'aimait sa guitare, l'accompagnant dans de douces intonations mystiques propres aux guitares sèches, des nuits froides d'hiver aux cuisantes soirées d'été.


Et, tout ce bonheur qu'elle lui apportait, il avait décidé de le faire partager à Bill.
Comme un petite promesse, une concrétisation de ses mots. De son aveu.


Il se dépêcha de retourner dans la chambre de l'androgyne, ne voulant pas le laisser croire à une nouvelle fuite. Quand il entra, le brun leva soudainement les yeux vers lui, le questionnant du regard, et l'intéressé leva sa guitare en signe de réponse.


Un sourire apparut alors sur les lèvres pulpeuses du brun, ses joues s'empourprant.
Il aime la musique.
Et puis, surtout, il aime Tom.
Les deux réunis, c'est atteindre un paradis divin en quelques grattements.
C'est toucher les étoiles sans passer par la case du trajet vers elles.
Il appréhende ce moment. Il sait que ça compte pour Tom.


Ce qui compte pour toi, compte pour moi aussi ...


C'est alors que la magie opéra.
Tout doucement, mais sûrement, les mains du guitariste avaient commencé leur ballet autour de l'instrument, le faisant vibrer, s'enrouer et chantonner une douce mélodie, aux tons profonds et envoûtants mêlés aux accents chauds d'une contrée sûrement lointaine, In die nacht.


Le brun ferma alors doucement ses paupières, plongeant la tête la première dans un monde qu'il avait souvent imaginé, espéré, mais jamais vraiment exploré : Le monde de Tom.


Un monde, pas comme il l'avait imaginé.
Plus doux, mais fort à la fois. Comme lui.


Le brun se laissait bercé, oubliant même que Tom pouvait le regarder.
Celui ci était de toute façon trop concentré, il était lui aussi dans son monde, où seule la mélodie qui découlait des va et vient de ses mains sur le bois chaud de son contact.


Il se donnait. Il voulait que le morceau soit parfait.
Pour Bill. Parce qu'il l'aime bien.


Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, la musique, aussi bonne soit elle, dut elle aussi s'arrêter.
Doucement, Bill rouvrit les yeux, et son regard se posa sur cet homme. Cet homme qui le regard perdu encore de son beau voyage, et qui désormais semblait attendait un signe de lui...


L'incertitude froissait le regard de Tom, avait il bien joué ?


Alors, Bill sourit. Que pouvait il faire d'autre ? Dire merci ? Ce n'était pas assez fort.
Lui chanter les plus beaux compliments ? Non.
L'amour ne se qualifie pas, point.


Tom était perdu.
Est ce que Bill a aimé ? Apparemment, puisqu'il sourit.


Il voulut prendre la parole, pour formuler clairement cette question qui le tiraillait, mais Bill le prit de vitesse, s'écriant:


- J'ai aimé.



Tout simplement. Une réponse claire, enfin.


- Je ... Tu aimes la mélodie ?
- Oui, beaucoup. C'était magnifique. Dit le brun, le plus sérieusement du monde.


- Vraiment ? Demanda le blond, flatté.


- Vraiment. Mais d'où sors tu cela ?



D'abord, Tom fut quelque peu décontenancé par cette question, puis reprit son souffle, avant d'expliquer :



- Tu sais Bill, une guitare, c'est un instrument merveilleux. Tu la grattes avec toute la peine que tu peux avoir jusqu'au bout des doigts, et elle transforme tout cela en une myriade de sons superposés, comme des états d'âme qui se métamorphosent en musique. C'est toute la magie de la guitare, elle transforme le malheur en bonheur. C'est grâce à elle que c'est beau.


- C'est aussi grâce à celui qui lui dicte les notes, ça ne peut pas être beau, si tu n'as pas ce talent spécial qu'est de "superposer les notes" comme tu dis, n'est ce pas ?


- Peut être. Mais je ne suis pas meilleur qu'un autre...


- Moi je pense que tu es le meilleur que j'ai jamais écouté
, s'écria alors Bill, les joues en feu, et baissant les yeux.



Tom resta silencieux devant cette déclaration, mais un grand sourire avait étiré ses jolies lèvres, un vrai de vrai comme depuis longtemps il n'en avait pas fait.
C'était le plus beau compliment que Bill pouvait lui faire.
C'était encore plus précieux venant de lui, aussi.


Bill, après un petit temps, releva la tête et aperçut le sourire de Tom, qui ne s'était toujours pas fané, et il resta béat.
Son sourire.


Bill l'aimait plus que n'importe quoi. C'était un sourire qui laissait voir ses dents blanches, étirant ses lèvres pulpeuse et rosies par tout ce sang qui grouillait dans son corps.
Il aurait voulu les mordre, ces lèvres. Aspirer sa bouche lentement entre ses propres lèvres, et ne plus jamais la partager, ne pas la laisser s'échapper. La goûter, s'en abreuver, sentir Tom dans sa bouche.


Pour être juste un.


Mais si seulement ce n'était que sa bouche... C'est que ses yeux sourient aussi !
Ils sont beaux à cet instant, les yeux de Tom.
Ils brillent. Un éclat marron en cette fin d'après midi, désormais pluvieuse.
Un regard doux et dur à la fois, c'est toute la définition de Tom.


De Tom, selon Bill.
Du Tom A Bill.


Mais toutes ces réflexions furent troublées par tom. Il se leva, et posa doucement la guitare dans un coin de la chambre du brun, avant de se rediriger vers le lit de Bill.


Il n'osait plus se rassoire.
Alors Bill, voyant que son vis à vis restait planté devant lui à se frotter la nuque de sa main droite, regardant pensivement par la fenêtre, il lui tendit la main pour le faire venir à ses côtés.


Tom, toujours plongé dans ses pensées, saisit distraitement la main qu'on lui tendait par réflexe. Et il resta ainsi, sans plus de cérémonie, à serrer cette main chaude et douce.


Le brun, lui, réfléchissait à toute allure. Il était un peu surpris de cette réaction, et ne lâcha pas la main de Tom. Il avait toujours eu envie de la main de Tom.


Quelques secondes passèrent, le brun assis sur son lit, et le blond debout devant lui, bloquant doucement la main vernie dans la sienne.


Pour l'androgyne, c'était un encouragement. Comment cela était il arrivé, et pourquoi si vite, allez savoir.
C'était peut être écrit.
Ces petits signes, petits pour nous, mais grands pour eux, avaient ils une signification qui se dévoilerait dans le futur ?
Peut être.


Tom caressa alors de son pouce la main de Bill, plongeant encore une fois ses yeux dans les siens.



--- * ---


La suite, en retard bien sûr, on change pas les traditions =)
Désolé hein xD
Vous aimez , Vous êtes déçues ? Dites moi tout =)
J'essayerais de poster plus souvent, étant donné que j'ai 4 chapitres d'avance oO'
Bisous <3

# Posté le dimanche 04 mai 2008 06:54