* Pensées de Tom *
# Pensées de Bill #
Déjà ?
Et dire que Bill avait espéré encore un peu de répit ...
Mais malgré tout, il frémissait d'impatience, rêvant éveillé de toutes les choses qu'il pourrait peut être partager avec Tom.
- A quelle heure arrive-t-il ? Questionna Georg, sortant le brun de ses pensées.
- A 19h00. Répondit Simone.
Instinctivement le regard de Bill se dirigea vers la pendule : 18h37.
Il ne reste pas beaucoup de temps pensa-t-il.
Et, sans crier gare, le brun courut vers les escaliers, et les monta 4 par 4, se précipitant vers la chambre qui sera celle de Tom. Il ouvrit la fenêtre pour aérer, et d'un mouvement convulsif lissa les draps du lit dans les moindres recoins. Posa un nécessaire de toilette sur le bureau, et des livres sur la table de chevet.
Inspectant une dernière fois la pièce, il s'en retourna donc dans sa chambre, écoutant les éclats de voix provenant de la cuisine. Georg ne monta pas, sachant très bien que son ami se préparait, alors que Simone était sceptique, n'étant pas au courant des sentiments de son fils, elle ne pouvait donc pas se douter du malaise que Tom provoquait.
Après une bonne demi heure à tourner en rond dans sa chambre, le jeune homme fut sorti de sa léthargie par la sonnette de la porte.
Il arrive, pensa-t-il.
Simone lissa sa jupe de la main et alla ouvrir la porte.
devant elle se trouvait Max, un air fatigué sur le visage, ainsi qu'un jeune homme blond qui se cachait derrière lui.
- Bonjour Simone, désolé pour le retard, Tom n'avait pas fini sa valise, s'exclama Max en désignant la valise qu'il portait dans sa main droite.
- Ne t'inquiètes pas pour ça, mais entrez donc, ajouta la maîtresse de maison.
Les deux hommes entrèrent donc, et se dirigèrent vers le salon. Simone apprécia tout de suite le jeune homme qui sera son second fils les huit prochains mois. Celui ci avait un style bien à lui, très Hip Hop, ainsi que de longs cheveux blonds dreadés. Un petit air arrogant traînait au coin de sa bouche, alors que ses yeux montraient de la curiosité enfantine et de la sympathie immédiate.
Simone prit alors la parole :
- J'espère que tu te plaira chez nous, Tom. Je dois maintenant de présenter mon fils, et son meilleur ami, qui squatte la maison assez souvent, j'espère que tu t'entendras bien avec eux. Puis elle cria : GEORG, BILL, TOM EST ARRIVé !
On entendit un pas rapide faisant craquer les marches, alors que Georg sortait calmement de la cuisine. Ce dernier alla serrer la main de Max, puis de Tom, puis se posta à côté de Simone.
De son côté, Bill qui était descendu, restait derrière la porte, hésitant.
# J'y vais, où j'y vais pas ?#
Il prit son courage à deux mains, et se dirigea vers le salon d'un pas lent et hésitant.
...
Tom, qui était en train de plaisanter avec Georg, s'arrêta net quand le garçon fit son entrée. Il reconnut immédiatement l'androgyne de sa classe, et afficha un air surpris. De son côté, Max se dirigea vers Bill et lui serra chaleureusement la main, un air fatigué trônant toujours sur son visage épuisé.
- Eh bien Bill, comment vas tu ?
- Très bien ... Je vous remercie. Et vous ?
- On fait aller, dit il lui adressant un clin d'½il malicieux. Je te présente mon fils, Tom, mais je crois que tu le connais déjà, n'est ce pas ?
- Oui. Répondit timidement le jeune homme, n'osant pas lever les yeux vers son nouveau # frère # .
- Eh bien, Tom, tu ne dis pas bonjour, s'indigna Max.
- Si si. Répondit Tom, visiblement mécontent de la réflexion de son père.
* Pas la tafiole, pas la tafiole, pas la tafiole. *
Et affichant un air de dégoût qui n'échappa à personne, Tom se dirigea vers Bill, et lui serra brièvement la main, évitant son regard blessé, et retirant précipitamment sa main pour l'essuyer sur son T-shirt, comme si celle de Bill était sale.
Son père lui adressa un regard fâché auquel il répondit par un haussement d'épaules, essayant de détendre l'atmosphère qui d'un coup était devenue lourde.
Bill, lui, était profondément déçu. Il s'attendait vraiment à ce que Tom l'accepte, et celui ci le traitait comme une sous espèce. Il sentit alors les larmes commencer à naître dans ses yeux, et se retourna précipitamment pour s'enfuir à l'étage.
Triste, déçu, mal à l'aise, sous estimé. Voilà comment Bill se sentait à ce moment là, se jetant sur son lit, enfouissant son visage dans l'oreiller pour pleurer à chaudes larmes.
# Qu'est ce que je lui ai fait ? #
Pendant ce temps, en bas, un silence pesant régnait. Quand Max prit la parole, avec colère :
- Tom Trümper, va immédiatement faire tes excuses à Bill, de quel droit te permets tu de te comporter ainsi avec lui !? Il t'accepte chez lui, j'aurais pu te mettre en pension, tu le sais, alors tu lui dois un minimum de respect ! Je te jure que si je revois cet air arrogant sur ton visage, c'est ma main dans ta figure, et je ne le répéterais pas ! Vire de là maintenant ! S'exclama le père.
* Putain ! *
Tom, prit au dépourvu par la colère soudaine de son père, partit les épaules basses vers les escaliers. En effet, son père était le seul qui arrivait à faire loi chez Tom. Tom n'écoutait jamais que lui. Le blond monta alors les marches, et arriva sur le palier. Il n'avait pas encore visité la maison, c'est pourquoi il hésita devant les quatre portes qui se tenaient devant lui : deux à gauche, deux à droite.
Il tendit alors l'oreille, s'avançant dans le couloir, quand il entendit de faibles gémissements étouffés. Un sanglot.
Même si Tom était peu tolérant envers Bill et son allure, intolérance due à ses copains idiots qu'ils suivait bêtement, il n'était pas non plus insensible au chagrin du jeune homme, qui lui déchirait les entrailles. * C'est ma faute. *
Il se dirigea alors vers la porte d'où venaient les plaintes, la deuxième porte à droite.
Et il entra.
Devant lui s'étalait une chambre au murs blancs recouverts de dessins et de posters, et la fenêtre lassait passer la lumière vive de ce beau mois de septembre. Le jeune homme, allongé sur son lit, la tête dans l'oreiller, sanglotait longuement, faisant de soulever son corps dans des mouvements convulsifs et saccadés.
* Je l'ai vraiment blessé ?Pourtant j'ai même pas ouvert la bouche ... *.
Mais quand on est amoureux, le moindre petit signe ou geste prend une ampleur démesurée. Tout est compté, mais pour savoir ça, Tom, il faudrait que tu saches ce que c'est, d'être amoureux ...
Inconsciemment, il dirigea sa main vers le dos de Bill, et la laissa s'échouer doucement comme une feuille d'automne qui tombe légèrement sur le sol.
A ce geste, l'androgyne tourna la tête, pour en observer son auteur. Tom put alors voir combien le maquillage avait pu couler, la peine liquide de Bill ayant échoué sur l'oreiller désormais noir de tristesse.
* Et c'est de ma faute. *
Bill le regardait toujours, de la tristesse dans les yeux, se calmant doucement, et Tom se sentit complètement désemparé. Il n'avait jamais su s'excuser ...
- Je ...
# Ne me déçois pas... #
* Les gestes valent mieux que des mots, non ? *
Il tendit alors la main et la posa doucement sur la joue de Bill, essuyant le noir qui avait coulé.
*Ca veut dire pardon. *
Hey !
Voici le deuxième chapitre !
J'espère que ça vous plait, merci pour vos coms !
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Merci et bonne lecture !