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Prologue :

Prologue :


14h00.



La cloche sonne, libérant les élèves du lycée Haussmann de Magdeburg. Dans la salle 101, un élève ne se dépêche pas de ranger toutes ses affaires comme le font tous les autres. Il s'appelle Bill Kaulitz, et n'est pas très apprécié de ses camarades. Il porte des lunettes, un col roulé et un jean noir. Jusque là, rien d'anormal. C'est sans compter le fait qu'il porte les cheveux longs, noirs, et parsemés de mèches blanches. Il porte également de nombreux colliers et quelques bagues à ses doigts parfaitement manucurés au vernis noir. De son visage, fin, ressortent de grands yeux marrons cerclés de noir, aux longs cils courbés au mascara.
Les gens ne l'aiment pas vraiment, et lui non plus n'aime pas les gens.
Ils sont tous trop cons, pense-t-il.
Il n'aime pas les gens de son lycée, sauf un.
Depuis des années, son c½ur ne bat que pour ce garçon au longs cheveux blonds dreadés, et aux grandes prunelles noisettes.
Tom.

Depuis la maternelle, il partage la même classe que lui, sauf qu'il n'a jamais semblé s'en être rendu compte. Il ne lui a adressé la parole qu'une fois, seulement pour lui demander une cartouche d'encre. Bill s'en rappelle comme si c'était hier, alors que cela s'est produit il y a des années. Tom avait frôlé ses doigts, Bill avait frissonné.
Il avait aimé frissonner, et n'avait plus pensé qu'à ça toute la semaine suivante. Parfois, il y pense encore...

Tom, c'est l'amour courtois, platonique, de toute une vie. La vie de Bill.

Mais il sait qu'il n'aura jamais Tom. Tom aime les filles. Tom aime le sexe. Tom est un branleur prétentieux. Tom est un frimeur. Tom est hautain.
C'est ce que tout le monde dit.
Mais Bill pense que c'est un garçon doux et affectueux en mal d'amour. C'est ça, être amoureux : C'est être aveugle... Ou peut être pas.

Le brun rassembla calmement ses affaires, sortit de la salle, et prit un raccourci pour sortir par l'entrée du bas, celle qui est le moins fréquentée.
Il avait envie de calme. Alors il se dépêcha de rentrer chez lui, à peine à 500 m du lycée. Il mit peu de temps à arriver devant la maison et quand il passa la porte, il vit que sa mère l'attendait.
C'était assez rare, puisqu'elle travaillait tout le temps pour les faire vivre tout les deux. Oui, il ne connaissait pas son père, et ça lui allait très bien comme ça.
Simone, sa mère, le prit dans ses bras et l'embrassa sur la joue dans un baiser bruyant, avant de le retourner vers le salon. Assis sur le canapé, un homme attendait. Il le regarda droit dans les yeux, avant de lui faire un petit sourire timide, et celui ci lui répondit de la même façon. Puis l'homme prit la parole :


- Bonjour, je m'appelle Max.

- Je m'appelle Bill.
Répondit l'intéressé.


- Max est un de mes collègues, tu te souviens, je t'en ai déjà parlé. Il est ici pour nous demander un service. S'exclama Simone.


Pour toute réponse, Max hocha la tête avant de dire :


- Oui, en effet, c'est pour cela que je suis là. Il prit une grande inspiration, et commença son explication. Je suis là car ma femme vient de décéder. Bill fit une grimace et prit un air désolé, mais Max n'en tint pas compte. Elle avait le sida. Depuis de nombreuses années elle se battait contre. On se battait contre. Car oui, moi aussi je suis atteint. Et je dois partir faire une thérapie dans un centre spécialisé, qui me fournira également les soins nécessaires pour rallonger mon espérance de vie. Cela m'est imposé. Cependant, j'ai un fils. Il ne sait pas que je suis moi aussi séropositif, et il ne sait pas pourquoi je dois partir. Tout ce que je sais, c'est que même s'il a 18 ans, comme toi, Bill, je ne veux pas qu'il reste seul après ce qu'il vient de vivre. Il souffre beaucoup depuis que sa mère est partie, même s'il ne le montre qu'à moi. C'est pour cela que j'ai demandé à ta mère de bien vouloir l'accueillir quelques mois chez vous, le temps de ma thérapie. Bien sûr il nous faut ton accord, et je voudrais aussi savoir si tu es prêt à accueillir mon fils comme s'il faisait partie de ta famille, comme ton frère. Il va avoir besoin de soutient et je ne sais pas si tu es prêt à ça. Je sais que c'est énormément demander, mais je fais confiance à ta mère. Elle m'a déjà aidé par le passé, ce sera la dernière, dit-il en s'adressant cette fois à Simone.


- Ne t'inquiète de cela. toi aussi tu m'as aidé mîntes fois, je te dois bien ça. Et, se tournant vers son fils d'un air grave, elle demanda :
Alors, es-tu d'accord, mon chéri ?


Le brun, qui était resté muet tout le long de la tirade de l'homme, sourit courageusement, avant de répondre :

- Max, si cela peut vous aider, et si maman dit que vous l'avez déjà aidée auparavant, alors, je crois nous vous devons bien ça.

Mais Max le coupa :

- Tu ne me dois rien, jeune homme, pas plus que ta mère.

- Ne dis pas cela, répliqua Simone, tu sais très bien de quoi je parle.

- Quoi qu'il en soit,
les coupa Bill, je serais très heureux d'accueillir votre fils ici, et je le traiterais du mieux que je pourrais. Comment s'appelle-t-il ?

- Je te remercie Bill. Mon fils s'appelle Tom.




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Vos impressions ? Merci d'avoir lu !
Bisous !

# Posté le jeudi 21 février 2008 08:19

Modifié le jeudi 24 juillet 2008 11:26

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