.Le début du commencement ... .

.Le début du commencement ...   .
Bienvenue sur ma nouvelle fic : Comme un frère.

Cette fic sera Yaoi Twincest .

J'espère qu'elle vous plaira, et que vous me laisserez des commentaires constructifs !

Vous pouvez la retrouver ici : [ Nokaias Forum ]

Ainsi que mes trois Lemons : [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ]

Un one-shot ici : [ Yaoi Addict ]

Et ma première fic ( non yaoi) ici : [ Tokiiio-fic ]

Bonne lecture !





PS : J'aime pas faire de la pub, ça ennuie tout le monde, alors ajoutez moi dans vos amis si vous aimez ma fic, ça m'éviteras d'embêter d'autres gens sur leurs blogs pour qu'ils visitent mon blog ^^



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vii0lat3d-liif3 * X-x-BiBou91-x-X * GeXTom-GusXBill * Deviil-yaoii-engel *
La-miss-clem * Yaoith27 * Bleibtxmitxmir * x-billou-fic-x * LOVELYBIBI *
xx-Destinscroiser-xx * x-manequin-yaoi-x *



JE NE PREVIENS PLUS DESOLE =)
Par manque de temps, je vous demanderais de m'en excuser :s
Il faudra venir par vous même désormais, mais je vous laisse les liens, comme ça, ça vous fait de la pub xD
# Posté le jeudi 21 février 2008 07:58
Modifié le dimanche 04 mai 2008 06:45

. Prologue :.

. Prologue :.



14h00.



La cloche sonne, libérant les élèves du lycée Haussmann de Magdeburg. Dans la salle 101, un élève ne se dépêche pas de ranger toutes ses affaires comme le font tous les autres. Il s'appelle Bill Kaulitz, et n'est pas très apprécié de ses camarades. Il porte des lunettes, un col roulé et un jean noir. Jusque là, rien d'anormal. C'est sans compter le fait qu'il porte les cheveux longs, noirs, et parsemés de mèches blanches. Il porte également de nombreux colliers et quelques bagues à ses doigts parfaitement manucurés au vernis noir. De son visage, fin, ressortent de grands yeux marrons cerclés de noir, aux longs cils courbés au mascara.
Les gens ne l'aiment pas vraiment, et lui non plus n'aime pas les gens.
Ils sont tous trop cons, pense-t-il.
Il n'aime pas les gens de son lycée, sauf un.
Depuis des années, son c½ur ne bat que pour ce garçon au longs cheveux blonds dreadés, et aux grandes prunelles noisettes.
Tom.

Depuis la maternelle, il partage la même classe que lui, sauf qu'il n'a jamais semblé s'en être rendu compte. Il ne lui a adressé la parole qu'une fois, seulement pour lui demander une cartouche d'encre. Bill s'en rappelle comme si c'était hier, alors que cela s'est produit il y a des années. Tom avait frôlé ses doigts, Bill avait frissonné.
Il avait aimé frissonner, et n'avait plus pensé qu'à ça toute la semaine suivante. Parfois, il y pense encore...

Tom, c'est l'amour courtois, platonique, de toute une vie. La vie de Bill.

Mais il sait qu'il n'aura jamais Tom. Tom aime les filles. Tom aime le sexe. Tom est un branleur prétentieux. Tom est un frimeur. Tom est hautain.
C'est ce que tout le monde dit.
Mais Bill pense que c'est un garçon doux et affectueux en mal d'amour. C'est ça, être amoureux : C'est être aveugle... Ou peut être pas.

Le brun rassembla calmement ses affaires, sortit de la salle, et prit un raccourci pour sortir par l'entrée du bas, celle qui est le moins fréquentée.
Il avait envie de calme. Alors il se dépêcha de rentrer chez lui, à peine à 500 m du lycée. Il mit peu de temps à arriver devant la maison et quand il passa la porte, il vit que sa mère l'attendait.
C'était assez rare, puisqu'elle travaillait tout le temps pour les faire vivre tout les deux. Oui, il ne connaissait pas son père, et ça lui allait très bien comme ça.
Simone, sa mère, le prit dans ses bras et l'embrassa sur la joue dans un baiser bruyant, avant de le retourner vers le salon. Assis sur le canapé, un homme attendait. Il le regarda droit dans les yeux, avant de lui faire un petit sourire timide, et celui ci lui répondit de la même façon. Puis l'homme prit la parole :


- Bonjour, je m'appelle Max.

- Je m'appelle Bill.
Répondit l'intéressé.


- Max est un de mes collègues, tu te souviens, je t'en ai déjà parlé. Il est ici pour nous demander un service. S'exclama Simone.


Pour toute réponse, Max hocha la tête avant de dire :


- Oui, en effet, c'est pour cela que je suis là. Il prit une grande inspiration, et commença son explication. Je suis là car ma femme vient de décéder. Bill fit une grimace et prit un air désolé, mais Max n'en tint pas compte. Elle avait le sida. Depuis de nombreuses années elle se battait contre. On se battait contre. Car oui, moi aussi je suis atteint. Et je dois partir faire une thérapie dans un centre spécialisé, qui me fournira également les soins nécessaires pour rallonger mon espérance de vie. Cela m'est imposé. Cependant, j'ai un fils. Il ne sait pas que je suis moi aussi séropositif, et il ne sait pas pourquoi je dois partir. Tout ce que je sais, c'est que même s'il a 18 ans, comme toi, Bill, je ne veux pas qu'il reste seul après ce qu'il vient de vivre. Il souffre beaucoup depuis que sa mère est partie, même s'il ne le montre qu'à moi. C'est pour cela que j'ai demandé à ta mère de bien vouloir l'accueillir quelques mois chez vous, le temps de ma thérapie. Bien sûr il nous faut ton accord, et je voudrais aussi savoir si tu es prêt à accueillir mon fils comme s'il faisait partie de ta famille, comme ton frère. Il va avoir besoin de soutient et je ne sais pas si tu es prêt à ça. Je sais que c'est énormément demander, mais je fais confiance à ta mère. Elle m'a déjà aidé par le passé, ce sera la dernière, dit-il en s'adressant cette fois à Simone.


- Ne t'inquiète de cela. toi aussi tu m'as aidé mîntes fois, je te dois bien ça. Et, se tournant vers son fils d'un air grave, elle demanda :
Alors, es-tu d'accord, mon chéri ?


Le brun, qui était resté muet tout le long de la tirade de l'homme, sourit courageusement, avant de répondre :

- Max, si cela peut vous aider, et si maman dit que vous l'avez déjà aidée auparavant, alors, je crois nous vous devons bien ça.

Mais Max le coupa :

- Tu ne me dois rien, jeune homme, pas plus que ta mère.

- Ne dis pas cela, répliqua Simone, tu sais très bien de quoi je parle.

- Quoi qu'il en soit,
les coupa Bill, je serais très heureux d'accueillir votre fils ici, et je le traiterais du mieux que je pourrais. Comment s'appelle-t-il ?

- Je te remercie Bill. Mon fils s'appelle Tom.




--- * ---


Vos impressions ? Merci d'avoir lu !
Bisous !
# Posté le jeudi 21 février 2008 08:19

Chapitre 1 :

Chapitre 1 :
Le lendemain matin, Bill partit le c½ur lourd à l'école. Tom, celui qu'il aime depuis tout ce temps vient habiter chez lui.


Pour en avoir le c½ur net, il avait demandé à Max de lui faire une description détaillée de son fils, et il avait du se rendre à l'évidence, c'était bien de Tom Trümper qu'il s'agissait. SON Tom. D'un côté, il était très heureux d'accueillir Tom chez lui, il en savait désormais beaucoup plus sur lui, et allait enfin partager sa vie. Mais d'un autre côté, il se sentait timide : Comment allait il faire pour lui adresser la parole, lui qui n'avait jamais osé, depuis le temps qu'il le connaissait... Depuis des années. De plus, il avait promis à Max de le traiter comme un frère. Lui ne l'aimait pas comme un frère, mais comme son amoureux. Du moins, c'est ce qu'il pensait, car n'avait jamais ressenti ça que pour Tom. Inconsciemment, il avait toujours refusé les avances, dans le seul but de se préserver pour Tom. Il n'avait donc jamais eu de relations avec une quelconque personne. Pas un baiser, pas un seul contact de plus qu'une bise. De plus, il n'avait jamais ressenti d'attirance pour quelqu'un d'autre que pour Tom, et encore moins pour une fille, il les a toujours trouvées hideuses...


Plongé dans ses réflexions, il n'avait pas remarqué qu'il était presque arrivé au lycée. Le vent qui lui fouettait le visage en ce mois de mai faisait voltiger ses cheveux tout autour de son visage, ce dont il ne s'était pas rendu compte avant.
Il monta les premières marches qui le menèrent dans le hall de son lycée. Machinalement, il se dirigea vers le panneau de la vie scolaire, pour vérifier si tous ses professeurs étaient bien là. Aucun n'était absent, mais, en revanche, venaient d'être affichées les convocations pour leurs examens. Une vague de stress l'inonda, qui n'avait rien à voir avec les convocations, s'empara de lui : Tom se dirigeait vers lui. Il était resplendissant, jamais Bill n'aurait deviné ses souffrances si on ne l'avait pas mis au courant, son visage semblait si serein ... Un vrai petit ange, pensa l'androgyne.


Cependant, Bill, qui s'était une fois de plus égaré dans ses pensées, re concentra son attention sur Tom qui s'approchait à grands pas de lui. Celui ci lui fit un grand sourire avant de lever la main et lui adresser un petit coucou. Pris au dépourvu, Bill ne sut comment réagir, il essaya de faire un petit sourire, quand ...
Tom passa devant lui et alla taper dans la main d'un de ses amis, qui était juste derrière Bill. Le jeune homme en eu les larmes aux yeux d'une telle humiliation, et se retourna avec peine vers l'écriteau, et, ne pouvant plus retenir ses larmes, se dirigea presque en courant vers le couloir qui menait aux escaliers. Il se sentait stupide, il avait cru que Tom le saluait, lui souriait, et avait tout bêtement répondu, alors que cet honneur ne lui était pas adressé.


De son côté, le dit Tom plaisantait avec son ami, ne comprenant pas pourquoi l'androgyne s'était enfui en courant alors qu'il arrivait.


- T'as du lui faire peur si ça se trouve, dit Nico, l'ami de Tom, en rigolant.


- Je sais pas, en tout cas il chialait !


- J'ai toujours pensé que c'était une vraie meuf ce gars là !


- Tu m'étonnes ...




Et les deux amis se remirent à rire. En effet, Tom n'était pas encore au courant qu'il allait habiter durant 8 longs mois chez ce garçon ... Ca allait le changer sérieusement ...


Pendant ce temps, le brun essayait de se calmer, se maudissant d'être aussi sensible. Il n'y avait rien à faire, Tom lui avait toujours fait cet effet là, si bien que le jeune homme en avait conclu que l'amour ne servait qu'à faire souffrir les gens, contre seulement quelques poignées de secondes de bonheur.



***




La cloche sonna, il était temps d'aller en cours. Il gravit les marches et se retrouva bien vite devant la salle 306 pour son cours d'histoire. Cours qui se déroula normalement, Tom se faisait reprendre toutes les 5 minutes par la professeur et Bill resta calme, on ne l'entendit pas du cours, comme à son habitude. Au bout de 45 minutes de torture, la classe se dirigea vers son prochain cours, et la matinée se déroula comme d'habitude. Jamais on entendait le brun en cours, et, de toute façon, il n'avait personne à qui parler, il n'avait pas d'amis au lycée... Il restait toujours en retrait, au fond de la classe, écoutant attentivement. Ses profs ne l'aimaient pas, mais ne pouvaient que reconnaître la valeur de son travail.


A 15h00, les cours touchèrent à leur fin, et le brun rentra bien vite chez lui, pressé de retrouver son meilleur ami qui devait l'attendre chez lui.



Quand il ouvrit la porte, il eu à peine le temps de poser un pied à l'intérieur de la maison qu'une touffe châtain s'empara de lui.



- Bill ! Ca va mon pote ?! S'exclama Georg.


- Georg lâche moi j'peux plus respirer heu !!!


- Désolé, c'est que tu m'as manqué !


- C'est ça ouais ^^




Georg lâcha donc son ami et prit son sac pour le déposer sur le canapé. Il était particulièrement content de revoir son meilleur ami, qu'il connaissait maintenant depuis 7 ans. Il s'étaient connu à un stage de musique en été, et s'étaient rendus compte qu'ils habitaient juste à 10 km l'un de l'autre. Une étroite amitié les lia donc rapidement, au départ basée sur la musique, puisque Bill chantait et Georg jouait de la basse.
3 ans les séparait, et Georg, qui était fils unique, avait été content de se trouver quelqu'un à protéger, il avait enfin un petit frère, dont il était fier. De plus, Bill avait bien besoin d'être protégé, son look ne jouant pas en sa faveur, et Georg s'en donnait à c½ur joie de remettre à leur place tous les idiots qui jugeaient Bill.



D'un commun accord, ils se décidèrent donc à monter dans la chambre de Bill, et s'assirent sur le lit.



- Alors mon Billou, comment ça va ?


- Ca va ça va, on fait aller ^^


- Et l'école ?


- Bah ... Comme d'hab. quoi ... Et toi le boulot ?


- Ca va, j'aime bien ce que je fais ... J'ai vendu une Lamborghini l'autre fois !


- Ce stage de concessionnaire, ça te plaît alors ? Tu compte continuer là dedans ?


- Ouais, si j'perce pas dans la musique, ouais ^^ Et toi, ton Tom ?


- ...




Ne pouvant rien cacher à son ami, Bill lui raconta ce qu'il avait appris, et lui avoua que Tom allait venir habiter ici. A cette nouvelle, Georg l'encouragea à se prendre en main, et à tenter quelque chose. Mais Bill ne l'entendait pas de cette oreille ...


Jamais il n'oserais briser cette promesse qu'il avait fait a cet homme. Max.
Une promesse de fraternité.


La vie est bien mesquine de lui asséner ce coup. Et dire qu'il aurait pu saisir sa chance.
Mais une promesse est une promesse, la parole de Bill Kaulitz vaut bien 18 ans d'abstinence.



***




La soirée se passa tranquillement du côté de Bill et Georg, qu'est ce que ça fait du bien de se retrouver, pensa Bill.


L'amitié c'est comme un trèfle à quatre feuille, tu n'en trouve pas souvent, dans l'herbe si verte tu crois souvent en avoir trouvé avant de t'apercevoir que tu t'étais trompé. Mais quand tu en trouve un, tu le ranges et en prend bien soin, il ne faut pas le laisser faner ...


Soudain, un claquement de porte se fit entendre. Simone était rentrée de son travail.
Bill se précipita vers l'entrée, et, ne laissant pas le temps à sa mère de se déshabiller, lui sauta au coup et se blottit dans ses bras.
Simone serra fort son fils contre son c½ur, heureuse qu'à 18 ans il lui témoigne toujours autant d'affection. Elle avait du mal à admettre que son fils n'était plus un petit garçon, mais pour rien au monde elle ne voudrait qu'il s'éloigne d'elle ...
Elle déposa un gros bisou sur la joue imberbe de son joli brun avant de dire :



- Ca va mon chéri ?


- Oui maman. Et toi ?


- Ca va ^^ Je pourrais te demander un service ?


- Oui, lequel, ma petite maman ?


- Oh Bill ça fait des siècles que tu m'a pas appelée comme ça ... J'ai pas de sous pour toi mon chéri ^^


- Raté Billou !
S'exclama Georg, pouffant de rire.


- Mais heu ... Bouda le brun. Tu voulais quoi au fait ? dit il en oubliant qu'il boudait et en se retournant vers sa mère.


- Que tu prépares la chambre d'amis.



Cette déclaration jeta un froid sur la pièce, où il régnait quelques minutes auparavant une ambiance joviale.



- Je peux l'aider, madame Kaulitz ? Vint à la rescousse le châtain.


- Si tu veux.



C'est alors la tête baissée que Bill se dirigea vers la dite chambre, suivi de très près par Georg, maudissant intérieurement ce Tom qui causait tant de malheurs à son petit Bill, sans même le savoir.


La chambre fut vite préparée, Georg perdant patience devant le perfectionnisme de son ami, qui voulait à tout prix que la chambre soit parfaite. Il avait été jusqu'à changer les rideaux, qui, selon lui, n'allaient pas avec le dessus de lit écru. Il plaça donc des rideaux de perles aux tringles suspendues aux poutres, et admira le résultat. Cela donnait un côté intime à la pièce qui plairait sûrement à Tom.


Ils descendirent ensuite à la cuisine, pour retrouver Simone, avec qui Bill essaya de négocier pour que son ami Georg reste dormir chez eux. Simone répliqua d'un ton sans équivoque, regardant gravement son fils :



- Tom emménage ce soir.




--- * ---



Voila un long premier chapitre, j'espère qu'il vous plaira !
J'attends au moins dix commentaires, vu la longueur ...
Merci à tout ceux qui en ont laissé, ça me fait plaisir !
Bisous !
# Posté le mardi 26 février 2008 07:19
Modifié le samedi 31 mai 2008 06:14

Chapitre 2 :

Chapitre 2 :




* Pensées de Tom *
# Pensées de Bill #





Déjà ?

Et dire que Bill avait espéré encore un peu de répit ...
Mais malgré tout, il frémissait d'impatience, rêvant éveillé de toutes les choses qu'il pourrait peut être partager avec Tom.



- A quelle heure arrive-t-il ? Questionna Georg, sortant le brun de ses pensées.


- A 19h00. Répondit Simone.



Instinctivement le regard de Bill se dirigea vers la pendule : 18h37.
Il ne reste pas beaucoup de temps pensa-t-il.


Et, sans crier gare, le brun courut vers les escaliers, et les monta 4 par 4, se précipitant vers la chambre qui sera celle de Tom. Il ouvrit la fenêtre pour aérer, et d'un mouvement convulsif lissa les draps du lit dans les moindres recoins. Posa un nécessaire de toilette sur le bureau, et des livres sur la table de chevet.
Inspectant une dernière fois la pièce, il s'en retourna donc dans sa chambre, écoutant les éclats de voix provenant de la cuisine. Georg ne monta pas, sachant très bien que son ami se préparait, alors que Simone était sceptique, n'étant pas au courant des sentiments de son fils, elle ne pouvait donc pas se douter du malaise que Tom provoquait.


Après une bonne demi heure à tourner en rond dans sa chambre, le jeune homme fut sorti de sa léthargie par la sonnette de la porte.


Il arrive, pensa-t-il.



{ En bas }




Simone lissa sa jupe de la main et alla ouvrir la porte.
devant elle se trouvait Max, un air fatigué sur le visage, ainsi qu'un jeune homme blond qui se cachait derrière lui.



- Bonjour Simone, désolé pour le retard, Tom n'avait pas fini sa valise, s'exclama Max en désignant la valise qu'il portait dans sa main droite.


- Ne t'inquiètes pas pour ça, mais entrez donc, ajouta la maîtresse de maison.



Les deux hommes entrèrent donc, et se dirigèrent vers le salon. Simone apprécia tout de suite le jeune homme qui sera son second fils les huit prochains mois. Celui ci avait un style bien à lui, très Hip Hop, ainsi que de longs cheveux blonds dreadés. Un petit air arrogant traînait au coin de sa bouche, alors que ses yeux montraient de la curiosité enfantine et de la sympathie immédiate.


Simone prit alors la parole :



- J'espère que tu te plaira chez nous, Tom. Je dois maintenant de présenter mon fils, et son meilleur ami, qui squatte la maison assez souvent, j'espère que tu t'entendras bien avec eux. Puis elle cria : GEORG, BILL, TOM EST ARRIVé !



On entendit un pas rapide faisant craquer les marches, alors que Georg sortait calmement de la cuisine. Ce dernier alla serrer la main de Max, puis de Tom, puis se posta à côté de Simone.

De son côté, Bill qui était descendu, restait derrière la porte, hésitant.


# J'y vais, où j'y vais pas ?#


Il prit son courage à deux mains, et se dirigea vers le salon d'un pas lent et hésitant.

...


Tom, qui était en train de plaisanter avec Georg, s'arrêta net quand le garçon fit son entrée. Il reconnut immédiatement l'androgyne de sa classe, et afficha un air surpris. De son côté, Max se dirigea vers Bill et lui serra chaleureusement la main, un air fatigué trônant toujours sur son visage épuisé.



- Eh bien Bill, comment vas tu ?


- Très bien ... Je vous remercie. Et vous ?


- On fait aller,
dit il lui adressant un clin d'½il malicieux. Je te présente mon fils, Tom, mais je crois que tu le connais déjà, n'est ce pas ?


- Oui. Répondit timidement le jeune homme, n'osant pas lever les yeux vers son nouveau # frère # .

- Eh bien, Tom, tu ne dis pas bonjour, s'indigna Max.

- Si si. Répondit Tom, visiblement mécontent de la réflexion de son père.


* Pas la tafiole, pas la tafiole, pas la tafiole. *


Et affichant un air de dégoût qui n'échappa à personne, Tom se dirigea vers Bill, et lui serra brièvement la main, évitant son regard blessé, et retirant précipitamment sa main pour l'essuyer sur son T-shirt, comme si celle de Bill était sale.


Son père lui adressa un regard fâché auquel il répondit par un haussement d'épaules, essayant de détendre l'atmosphère qui d'un coup était devenue lourde.


Bill, lui, était profondément déçu. Il s'attendait vraiment à ce que Tom l'accepte, et celui ci le traitait comme une sous espèce. Il sentit alors les larmes commencer à naître dans ses yeux, et se retourna précipitamment pour s'enfuir à l'étage.


Triste, déçu, mal à l'aise, sous estimé. Voilà comment Bill se sentait à ce moment là, se jetant sur son lit, enfouissant son visage dans l'oreiller pour pleurer à chaudes larmes.

# Qu'est ce que je lui ai fait ? #

Pendant ce temps, en bas, un silence pesant régnait. Quand Max prit la parole, avec colère :



- Tom Trümper, va immédiatement faire tes excuses à Bill, de quel droit te permets tu de te comporter ainsi avec lui !? Il t'accepte chez lui, j'aurais pu te mettre en pension, tu le sais, alors tu lui dois un minimum de respect ! Je te jure que si je revois cet air arrogant sur ton visage, c'est ma main dans ta figure, et je ne le répéterais pas ! Vire de là maintenant ! S'exclama le père.


* Putain ! *


Tom, prit au dépourvu par la colère soudaine de son père, partit les épaules basses vers les escaliers. En effet, son père était le seul qui arrivait à faire loi chez Tom. Tom n'écoutait jamais que lui. Le blond monta alors les marches, et arriva sur le palier. Il n'avait pas encore visité la maison, c'est pourquoi il hésita devant les quatre portes qui se tenaient devant lui : deux à gauche, deux à droite.
Il tendit alors l'oreille, s'avançant dans le couloir, quand il entendit de faibles gémissements étouffés. Un sanglot.


Même si Tom était peu tolérant envers Bill et son allure, intolérance due à ses copains idiots qu'ils suivait bêtement, il n'était pas non plus insensible au chagrin du jeune homme, qui lui déchirait les entrailles. * C'est ma faute. *


Il se dirigea alors vers la porte d'où venaient les plaintes, la deuxième porte à droite.
Et il entra.


Devant lui s'étalait une chambre au murs blancs recouverts de dessins et de posters, et la fenêtre lassait passer la lumière vive de ce beau mois de septembre. Le jeune homme, allongé sur son lit, la tête dans l'oreiller, sanglotait longuement, faisant de soulever son corps dans des mouvements convulsifs et saccadés.


* Je l'ai vraiment blessé ?Pourtant j'ai même pas ouvert la bouche ... *.


Mais quand on est amoureux, le moindre petit signe ou geste prend une ampleur démesurée. Tout est compté, mais pour savoir ça, Tom, il faudrait que tu saches ce que c'est, d'être amoureux ...


Inconsciemment, il dirigea sa main vers le dos de Bill, et la laissa s'échouer doucement comme une feuille d'automne qui tombe légèrement sur le sol.


A ce geste, l'androgyne tourna la tête, pour en observer son auteur. Tom put alors voir combien le maquillage avait pu couler, la peine liquide de Bill ayant échoué sur l'oreiller désormais noir de tristesse.


* Et c'est de ma faute. *

Bill le regardait toujours, de la tristesse dans les yeux, se calmant doucement, et Tom se sentit complètement désemparé. Il n'avait jamais su s'excuser ...



- Je ...

# Ne me déçois pas... #

* Les gestes valent mieux que des mots, non ? *

Il tendit alors la main et la posa doucement sur la joue de Bill, essuyant le noir qui avait coulé.

*Ca veut dire pardon. *




--- * ---



Hey !
Voici le deuxième chapitre !
J'espère que ça vous plait, merci pour vos coms !
N'hésitez pas à en laisser d'autres, ça me motive trop !
Merci et bonne lecture !
# Posté le samedi 01 mars 2008 11:27

Chapitre 3

Chapitre 3



Tom retira alors sa main, et regarda une dernière fois le jeune homme avant de se diriger vers la porte de la chambre, quand un murmure attira son attention :


- Tom... Reste...


Tom ne se retourna pas, mais se stabilisa, hésitant, ses sourcils se fronçant sous sa réflexion.


Pourquoi rester ?
On se connaît à peine.
Je l'ai blessé, certes, mais je me suis excusé.
A ma façon, je le sais, mais c'est déjà un grand pas pour moi.
Au départ, je ne l'aime pas ...
Il est si étrange, je ne sais pas comment le prendre, des années que je n'arrive pas à le cerner ...
En même temps, il ne se laisse pas approcher des autres, je l'ai bien remarqué.
Mais c'est comme si j'avais franchi une limite aujourd'hui.
Le voir pleurer.
Je ne pensait pas qu'il aurait cet effet sur moi ...



- Tom ?


Il s'est relevé. Il s'est assis en tailleur sur son lit, et se frotte les yeux comme un enfant, reniflant encore. Mais il n'aura pas Tom Trümper comme ça, j'ai une réputation à sauvegarder, MOI !


Les deux garçons se fixèrent alors.
Aucun des deux ne voulant tenter quoi que ce soit.
Le grand dilemme pour Tom. Rester et l'accepter, ou rester sur ses positions et l'ignorer ?
Huit mois de complicité, ou huit mois d'ignorance ?


Tom partit, et ne se retourna pas.


Têtu, ça oui il l'était, et ne voulait pas donner raison à ce gamin bizarre.
Cela semble être un conflit basé sur des détails, mais ...
Depuis des années, on dit à Tom que Bill est une tafiole pas fréquentable, et il y a toujours cru, et refuse d'admettre qu'il a eu, ne serait-ce que quelques secondes, de la compassion, et une attention pour ce drôle d'énergumène.
Et puis si ses amis apprenaient ça ? Qu'il habitait chez l'androlouse ???
S'en serait fini de lui.
De sa côte, sa popularité, sa foutue réputation...


Tom redescendit alors, retrouvant son père, qui était en grande discussion, alors que Georg passait à côté de lui pour rejoindre Bill, et prit bien soin de le pousser de l'épaule, ce qui fit vaciller Tom. Celui ci grimaça.


Quand il rentra dans le salon pour la deuxième fois, son père et Simone stoppèrent subitement leur discussion. Puis, Max se tourna vers son fils, et dit :



- Il va être temps que je parte, mon grand.


- Déjà ? Tu me laisses alors ? Vraiment ?
Paniqua Tom, ne comprenant pas lui même sa réaction.


- Tom... Je ne te laisse pas ... Tu sais très bien pourquoi je pars . Viens là mon fils. S'exclama alors Max, la voix enrouée par l'émotion, faisant signe d'approcher au blond.



Celui ci alla immédiatement se nicher dans les bras de son père, respirant une dernière fois l'odeur rassurante de son géniteur. Il n'avait pas envie de le quitter. Son papa c'est toute sa famille, et là, il lui demande d'en adopter une autre ...
Le père se pencha alors vers l'oreille de son fils, et murmura :



- Je t'aime mon fils, prends bien soin de toi. Et si tu te sens seul, n'hésite pas à parler à Bill, il t'écouteras. Je t'appellerais. Au revoir mon fils. A bientôt. Et sa voix se brisa, tandis que Tom bredouillait un " moi aussi je t'aime papa ", avant de casser l'étreinte.



Ils se regardèrent longuement encore et Max fit un dernier signe de tête à Simone, puis s'en retourna, quittant la maison en claquant la porte.


L'homme épuisé monta en voiture, posa les mains sur le volant, et laissa quelques larmes s'échapper de ses yeux, sa conscience lui pesant, puis démarra, sans savoir que c'était peut être la dernière fois. Les feux de la Range Rover de son père est l'image que Tom voulut garder de son père, car de ce spectacle il n'avait rien perdu, le nez presque collé à la fenêtre du salon. Les feux incandescents encore imprimés sur sa rétine, Tom se retourna et fit face à Simone.


Un silence lourd de regrets s'installa. Puis Simone s'exclama :



- S'il te plait, demande à Bill de te montrer ta chambre, et Georg va t'aider à monter tes valises, demande leur de ma part, moi je vais préparer à manger.


- D'accord ...
Souffla Tom.



Dans une scène de déjà vu, Tom monta lourdement les escaliers et se dirigea dans un soupir désespéré vers la chambre du brun. Il hésita une fois de plus devant la porte, puis toqua.



- Qui c'est ? S'éleva une voix ferme et décidée, que Tom reconnut comme celle de Georg.


- C'est Tom... Hésita le blond, se rongeant l'ongle du pouce.



Tom entendit alors des chuchotements, apparemment ils étaient en train de délibérer, allaient ils le laisser entrer ? il sembla que oui, puisque la voix de Georg s'écria :


- Tu peux entrer.



Le concerné ne se fit donc pas prier, et poussa la porte. En entrant, il pu apercevoir que Bill avait arrêté de pleurer, même si ses yeux étaient encore rouges, et Tom fut choqué, car il s'était démaquillé, et faisait tout d'un coup plus " homme ".


Les deux garçons, Georg et Tom, se toisèrent pendant une bonne minute, avant que l'aîné mette fin au silence pesant qui étouffait la pièce :



- Qu'est ce que tu veux ? S'écria sèchement le châtain.


- Simone m'a dit de demander à l'un de vous deux de me montrer ma chambre, balança avec indifférence le blond, n'enfonçant pas le clou jusqu'à demander à Georg de lui porter ses affaires, il pourrait le prendre mal ...


Le brun, les yeux toujours embués, coupa Georg avant qu'il ai pu prononcer le moindre mot :



- Je vais te la montrer, dit il avec une voix chevrotante de son récent chagrin, tandis que son ami levait les yeux au ciel, maudissant la trop grande gentillesse de son meilleur ami.



Et, joignant le geste à la parole, Bill décroisa ses jambes et se leva, puis passa devant Tom qui le suivit docilement, jetant un dernier regard arrogant vers le bassiste.
Ils traversèrent le couloir pour s'arrêter devant la dernière porte, que Bill ouvrit en grand pour que Tom puisse l'admirer.


Le brun espérait secrètement qu'il s'extasierait devant cette pièce qu'il avait aménagée avec bon c½ur et application, comme une reconnaissance implicite de son travail. Il espérait que ça irait mieux entre eux, il avait d'ailleurs déjà pardonné Tom, sa gentillesse le perdant encore une fois. Il l'aime, c'est sa seule justification.
Il lui pardonnerait même son propre meurtre.


La voix de Tom le fit alors retourner dans le monde réel, quand ce dernier s'écria :



- Elle est sympa cette chambre ! Mmmh, j'vais pouvoir ramener de la meuf, avec une chambre comme ça !


Ce fut une gifle pour le brun, ses attentions se soldant par un revirement de situation inattendu. Cette chambre qu'il avait préparé avec amour allait elle être juste une sorte d'espace réservé au harem de Mr. Tom ? Une boule se forma à nouveau dans sa gorge, et il répondit juste, essayant de garder sa contenance devant l'être irrécupérable qui se tenait devant lui :


- Merci, c'est moi qui l'ai faite ...


Puis le jeune homme repartit, la tête basse, Tom le suivant du regard.


Un peu plus tard, à l'heure du dîner...



- A TABLE ! S'époumona la maîtresse de maison.



Alors on entendit un grand vacarme dans les escaliers, et trois jeunes hommes vinrent se mettre à table dans le silence le plus total, Tom se plaçant en dernier, à la place qu'il restait, c'est à dire à côté de Simone et en face de Bill.


Simone leur servit alors à chacun l'entrée, tandis que des regards électriques s'entrechoquaient au dessus de la table, plus particulièrement ceux de Tom et Georg, et ceux de Bill vers Georg, le priant silencieusement d'arrêter.

On entendit alors plus que le bruit des couverts qui s'entrechoquent, tandis que Simone essayait de lancer la conversation :



- Demain, c'est samedi. Qu'est ce que vous avez prévu les enfants ?


- Mmmh Bill et moi on a encore rien prévu
. Dit Georg.


- Et toi Tom ? Questionna Simone.


- Je sais pas encore. J'irais p'tetre voir des potes.


- Ca na te dirais pas de rester avec Georg et Bill, histoire de faire connaissance ?


- NON ! ! !
Crièrent en c½ur Georg et Tom.



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Voici la suite attendue ^^
Merci pour vos commentaires !
J'espère que cela vous plaît, que pensez vous de ma fiction ? Soyez franc s'il vous plaît ...
Voila voila j'attends vos critiques et avis, bisous tout le monde <3



# Posté le mercredi 05 mars 2008 09:49